En ce moment
 
 

Accusations d’abus sexuels dans une école de Monceau-sur-Sambre: une ancienne élève témoigne, le directeur se défend

 
 

A Charleroi, le directeur d'une école est accusé d'abus sexuels sur mineurs. Les faits présumés se seraient déroulés dans les années 2000, lorsque l'individu était enseignant. Une première plainte n'avait pas abouti mais de nouveaux témoignages pourraient relancer l'affaire.

Pauline et deux autres jeunes femmes ont décidé de sortir du silence. Au début des années 2000, à l’âge de 6 ans, elle aurait été victime d’agressions sexuelles de la part d’un enseignant. En 2017 une plainte est déposée et est classée sans suite, faute d’éléments malgré les témoignages. 

"On devait aller corriger nos copies pour aller sur ses jambes, et de là ça se passait. Il y avait des caresses, il rentrait ses mains en-dessous de nos vêtements, mais aussi dans nos parties intimes. Pour nous, ça nous semblait normal car c’était notre professeur, on était confiés à lui. Mais au final, en grandissant, on se rend compte que ce ne sont pas des gestes à avoir", confie Pauline, une ancienne élève de l’école de l’Alliance.

C’est dans une école maternelle et primaire que les faits présumés se serait déroulés. L’établissement se trouve sur le même site et à des liens proches avec une communauté protestante évangélique. L’enseignant qui est devenu directeur se nomme Pascal. Il a décidé de s’exprimer, il clame son innocence.

"Je suis livré à la justice populaire pour des choses qui sont ignobles. Il n’y a pas pire pour un enseignant que d’entendre des choses comme ça. Non seulement, j’étais à genoux mais ma famille entière est complètement bouleversée, mes amis aussi, mes collègues…", déclare-t-il.

Des faits de violence à l’encontre de garçons sont également évoqués dans de nouveaux témoignages.

"Il ne faisait pas que des attouchements. Il était extrêmement violent. Il pendant les garçons au porte-manteau, il les soulevait au-dessus d’une armoire, il les mettait en-dessous de son bureau, en disant ‘c’est là qu’on met les porcs’", ajoute Pauline.

Pour l’avocat du directeur, ces dénonciations sont une manière de toucher la communauté religieuse proche de l’école.

"Les parents de la principale accusatrice étaient en rupture avec cette communauté. Assez bizarrement, les plaintes ont été déposées dès que mon client a été nommé directeur de cette école", indique Fabrice Guttadauria, l’avocat du directeur de l’école de l’Alliance.

Cependant Pauline aurait rassemblé d’autres témoignages. En tout, 8 anciens élèves des garçons et des filles qui comptent parler pour relancer l’affaire.  Quant au directeur, il va déposer plainte pour calomnie.

 

 




 

Vos commentaires