Cathy et André sont à bout, leur maison a été incendiée pour la 4e fois en 15 jours et ils ont tout perdu: "Qui nous en veut?"

Quatre incendies, apparemment intentionnels, en une semaine, dont un encore hier soir. Un couple de Pont-à-Celles, dans le Hainaut, semble victime de malfaiteurs qui ont déjà tenté plusieurs fois de mettre le feu à leur maison. Une enquête a été ouverte. Les habitants, eux, ne comprennent pas qui leur en veut ni pourquoi. Benjamin Samyn et Nathan Gerlache ont rencontré ce couple à bout pour le RTLinfo 19H.

Cathy Tollet et André Dubois sont à bout, ils ont tout perdu. Leur habitation sociale vient d'être détruite par les flammes. Un acte probablement malveillant, car c’est la quatrième fois en 15 jours qu’un incendie se déclare à proximité directe de leur habitation. "Ici, derrière chez moi, ça a été des incendies à côté au pavillon J, donc la cité de l’enfance. Là, ça a été vraiment phénoménal", ont-ils expliqué au micro de Benjamin Samyn pour le RTLinfo 13H.


Des experts envoyés sur place

Les faits sont pris au sérieux par les autorités. Ce dimanche après-midi, les experts sont arrivés sur place accompagnés par des policiers de la zone Brunau. Hier, samedi, les pompiers n’ont rien pu faire pour sauver l’habitation. "Quand nous arrivons, l’ensemble de l’étage est embrasé, c’est un embrasement généralisé qui se communique à la maison voisine. Nous avons dû intervenir avec deux départs, c’est-à-dire une quinzaine d’hommes", a détaillé Michel Méan, porte-parole pompier zone de secours Hainaut-Est, face à la caméra de Nathan Gerlache.


"Je ne comprends pas, parce qu’on emmerde personne"

André habite ici depuis 1982. Pour lui, les faits sont criminels et il tente de comprendre l’origine de ses problèmes. "On nous en veut, mais qui ? Je ne sais pas. On ne sait pas, c’est ça le problème. Je ne comprends pas, parce qu’on emmerde personne. Je m’entends avec tous les voisins, je ne comprends pas", se désole-t-il.

Une enquête est donc en cours. Le couple qui a deux enfants est actuellement logé chez des amis. Sans meubles ni vêtements, il lance aujourd’hui un appel à l’aide.

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