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Charleroi: ils épluchaient les nécrologies avant de cambrioler les habitations

Charleroi: ils épluchaient les nécrologies avant de cambrioler les habitations

Au moins cinq cambriolages ont été commis par une même bande dans la région de Charleroi entre 2012 et 2016. Le mode opératoire était à chaque fois identique: repérer les habitations via les nécrologies dans la presse. Leur jugement aura lieu le 30 avril prochain.

Le tribunal correctionnel de Charleroi a reporté au 30 avril le jugement concernant un dossier de vols avec effraction à charge de six prévenus. Le parquet avait requis trois ans de prison contre le principal suspect qui épluchait les annonces nécrologiques pour cambrioler les habitations des défunts. Cinq des six prévenus étaient absents lors de la dernière audience, qui concernait ces faits survenus entre 2012 et 2016. Selon le parquet de Charleroi, Iannis H. ciblait les habitations de défunts ou de personnes hospitalisées. Au moins cinq cambriolages ont pu lui être attribués, notamment grâce à ses empreintes digitales, mais le suspect a reconnu en avoir commis d'autres. Sa technique consistait à éplucher les annonces nécrologiques pour s'introduire ensuite dans les maisons qu'il savait vides.


La préméditation des actes retenue

Le 5 décembre 2012, la police a surpris Iannis H., Izzet G. et Alessio N. en flagrant délit de vol dans une habitation de Courcelles. "Une voisine a entendu que l'on défonçait une porte et a vu Izzet G. qui faisait le guet. Il a même imité des bruits d'oiseau pour prévenir ses complices. Dans la poche de Iannis H., on a retrouvé un papier avec quatre adresses dont les occupants venaient justement de mourir. Deux jeunes femmes qui ont agi avec lui à plusieurs reprises sont en aveux. Elles expliquent qu'elles lui servaient de chauffeur ou de guetteur en échange de paqu ets de cigarettes, d'un plein d'essence ou d'un peu d'argent. Il y avait donc bien un système élaboré mis en place par le principal prévenu. Mais pour Alessio N. et Izzet G., qui ne sont soupçonnés que d'un seul fait, je ne peux pas retenir l'association de malfaiteurs", a expliqué le substitut Vervaeren. Au terme de son réquisitoire, le parquet a requis trois ans de prison contre Iannis H. et 18 mois contre Hovik B., un autre prévenu déjà nanti d'un casier judiciaire. Vu l'écoulement du temps, le parquet n'a sollicité qu'une simple déclaration de culpabilité contre les quatre autres prévenus. Me Turk, conseil d'Izzet G., a sollicité l'acquittement. Il explique qu'il était présent à Courcelles mais que Ioannis H. s'est absenté alors qu'il fumait une cigarette, sans le prévenir de ce qu'il comptait faire. Le jugement a été reporté au 30 avril.

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