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Christine et d'autres aides-ménagères de Braine-le-Comte sont sans salaire depuis plusieurs mois: "Je suis seule, avec un enfant"

Titres-services, retard, Aide-ménagère, Braine-le-Comte, ONSS

Une quarantaine d'aides ménagères de la région de Braine-le-Comte n'ont plus été payées depuis plusieurs mois! La société de titres-services qui les emploie avait un accord pour des retards de paiements mais une récente saisie bloque la situation. Ces travailleuses se retrouvent sans ressources. Une information que vous nous avez communiquée via le bouton orange Alertez-nous.

"On va travailler pour l’instant sans avoir un sou". Christine travaille comme aide-ménagère depuis presque 11 ans pour le même patron, l’entreprise Clean VSA Services. Comme nombre de ses collègues, elle est mère célibataire, avec une seule rentrée d’argent, qui n’est pas arrivée au mois de février.

"Il ne sait même pas nous donner une avance pour aller travailler. C’est-à-dire qu’on va chez les clients, et on a notre essence qu’on ne sait pas mettre. Parce que moi je suis seule, avec un enfant. Je n’ai pas de revenus, j’ai dû aller toquer à la porte du CPAS", fond-elle en larmes.

Les bureaux de la société sont encore ouverts, mais l’activité tourne au ralenti. A l’origine du problème : les charges. Un plan de paiement était en cours, un second demandé. Mais mi-janvier, l’Office national de la sécurité sociale a alors décidé de geler la situation, avec une saisie. "Mon client avait fait une demande de plan de paiement auprès de l’ONSS et n'a jamais reçu de réponse", détaille David Heurion, l’avocat de l’entreprise. "Entretemps, l’ONSS a pratiqué une saisie-arrêt chez Sodexo ce qui coupe toutes les rentrées par rapport à mon client, qui est dans l’impossibilité de faire face à ses obligations".


"On n'aura peut-être jamais notre salaire"

L’avenir est incertain: la société pourrait être mise en réorganisation judiciaire (ce qui donnerait un sursis à l’entreprise), ou en faillite.

"On n'aura peut-être jamais notre salaire, on ne sait pas", déplore Christine. "Je veux juste qu’il dise voilà les faits sont là, la société va mal, je ne sais pas vous payer. Et qu’il nous donne nos droits à avoir notre C4 avec nos droits au chômage, pour qu’on puisse se retourner". 

"On est tout à fait désolés, catastrophés par la situation", regrette l'avocat David Heurion. "On met tout en œuvre pour essayer de trouver une solution".

Les jours à venir seront capitaux. Aujourd’hui Christine est en incapacité de travail. Une aide devrait lui être accordée vendredi.

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