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Courcelles: une échevine risque d’être condamnée pour outrage à la police

 
 

Les policiers de Courcelles envisagent de déposer plainte contre une échevine qui a voulu tester leur temps de réaction en cas d'alerte urgente. L'élue risque une amende et deux ans d'emprisonnement, à moins que l’affaire ne soit classée sans suite.

Les faits remontent au 3 août dernier. Voulant tester la réactivité et la rapidité des policiers de Courcelles, l’échevine des finances a lancé une alarme via un système d’appel d’urgence, prétendant une agression en cours. L’alerte a alors retenti dans les locaux de la police des Trieux à Courcelles. Après avoir tenté de vérifier l’appel sans succès, la police est intervenue. "Les équipes sont intervenues tout de suite, a expliqué Claude Bisson, commissaire de la zone de police de Trieux, au micro de Julien Crête pour RTL-TVI. Sur place, elles ont été accueillies par les employés de la commune, qui leur ont indiqué qu’il s’agissait d’une alarme d’exercice, pour voir le temps de réaction".



L’échevine présente ses excuses

L’échevine n’a pas souhaité s’exprimer sur son initiative et a présenté ses excuses au collège. Mais celui-ci a du mal à comprendre l’élue : "C’est une grosse bêtise. Il y a des choses bien plus dramatiques, mais lorsque c’est un membre de l’autorité communale qui appelle la police de manière intempestive, on est en droit de se poser des questions", a expliqué Axel Soeur, bourgmestre de Courcelles.



Le parquet parle "d’outrage à la police"

La commune a confirmé vouloir prendre en charge le coût de l’intervention. De son côté, le parquet a été interpellé : "Nous avons demandé qu’on établisse un procès-verbal du chef d’outrage à la police considérant qu’alerter faussement la police est une forme de moquerie et d’outrage à l’encontre de ses services", a pour sa part précisé Christian De Valkeneer, procureur du roi de Charleroi.  



Sûrement pas la prison

L’échevine risque une amende ou une incarcération qui, cependant, reste peu probable, rapporte le journaliste Julien Crête. L’affaire pourrait également être classée sans suite.




 

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