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Décès suspect d'un bébé à Charleroi: les parents portent plainte contre X

 
 

Un couple d'habitants de Couillet (Charleroi) a confirmé jeudi, en présence de son avocat, avoir déposé plainte contre X entre les mains d'un juge d'instruction de Charleroi, après le décès, qu'ils considèrent comme suspect, de leur bébé âgé de 2 mois. On avait administré à l'enfant un vaccin.

Les faits remontent à la mi-octobre. Raphael Sirjacobs et sa compagne Béatrice Dupont avaient fait vacciner leurs filles jumelles âgées de 2 mois et demi. Peu après, l'une d'elles, la petite Stacy, a été victime d'une forte fièvre qui n'a cessé d'empirer et qui les a conduits à faire examiner l'enfant à la clinique Notre-Dame de Grâce, à Gosselies. On lui a administré un traitement, en évoquant la présence d'une gastro-entérite mais quelques heures plus tard, l'enfant est décédée.      

L'explication de la clinique mise en doute 

La clinique avait invoqué, pour cause du décès, un "purpura fulminans", une forme grave et fulminante de septicémie. Les parents ont cependant mis cette explication en doute, en évoquant le fait qu'on avait administré au bébé trois vaccins, le Prevenar, l'Infantrix et le Rotarix, alors que la petite Stacy était déjà victime de la fièvre. Les parents ont dès lors décidé de déposer plainte avec constitution de partie civile, entre les mains de la juge d'instruction Véronique Desneux, à Charleroi.      

Récent dossier à Tournai

Jeudi, les parents ont répété leurs explications, assistés de leur avocat Me Van Langendonck, du barreau de Bruxelles. Celui-ci a évoqué un récent dossier du tribunal de Tournai, opposant deux textes de loi. Le plus ancien était relatif à l'obligation de vaccination, datant de 1967; le second, de 2002, mettait en balance la liberté de vaccination, et, a-t-il souligné, le tribunal lui a donné raison en première instance, faisant valoir que la liberté primait sur le texte plus ancien.      

Manque d'information pointé du doigt 

Ici, ont expliqué les parents et leur avocat, c'est le manque d'information qui peut être mis en cause, ainsi que le manque de précaution. En effet, les parents n'ont appris qu'après le décès les risques courus par leur enfant, en raison de l'administration des vaccins. De même, toujours selon eux, il n'a pas été suffisamment tenu compte des antécédents familiaux et notamment de ceux de la mère de Stacy, et de ses allergies.      

La plainte ayant été déposée contre X, l'enquête doit maintenant tenter d'établir où se situent les éventuelles responsabilités dans ce décès.




 

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