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Déchets sur une aire d'autoroute à la frontière: côté français, l'odeur est insoutenable

C'est souvent la première étape avant les vacances : les aires d'autoroute. Sur celle de Lamain, côté français, les déchets s'accumulent : le bourgmestre y a même retrouvé une bouteille d'urine.

Sur l'aire de Lamain, la différence est flagrante entre le côté belge et le côté français. En France, sacs poubelles, canettes, couches pour bébé usagées, ou encore restes de nourriture sont abandonnés. En plein soleil, l'odeur est insoutenable. "Ici, c'est vraiment une catastrophe, quoi, c'est honteux", commente un automobiliste.



Paul-Olivier Delannois, le bourgmestre de Tournai, reçoit fréquemment des plaintes. Il s'est donc rendu sur place avec notre équipe pour constater les dégâts. "Je ne suis pas un grand spécialiste, je ne suis pas médecin non plus, mais je pense que ce n'est pas du Coca. Je dirais plutôt que c'est de l'urine", explique-t-il, une bouteille à la main.

Face à cette décharge à ciel ouvert, qu'ils viennent de France ou de Belgique, les automobilistes ne pensent qu'à une chose : reprendre la route. "On s'arrête là, mais bon je sais pas si on va bien manger, ici. Ça demande quand même une grande réflexion, et un grand nettoyage", raconte une automobiliste. Une autre vacancière ajoute : "C'est vraiment honteux, c'est inadmissible. Moi, quand je mange quelque part, je ramasse mes déchets et je les mets à la poubelle."


En cause : la gestion des déchets du côté français

Côté belge, les déchets sont ramassés au minimum deux fois par semaine sur le parking et les talus, et l'entreprise Sogeplant vient vider les poubelles un jour sur deux.

Pour David Vray, ouvrier chez Sogeplant : "C'est vrai que le contraste est saisissant. Je ne sais pas ce qu'ils font exactement en France. Je les ai vus il y a deux mois avec deux conteneurs pour nettoyer leur partie, mais après plus rien."

De quoi décourager les équipes belges. "C'est frustrant", s'insurge David Carlino, surveillant travaux pour le service public de Wallonie. "Après, on ne va pas aller s'occuper du côté français si c'est justement à charge du contribuable belge."

La direction interdépartementale des routes nord, en charge du côté français, nous assure que leur partie est nettoyée toutes les deux à trois semaines. Un autre mode d'évacuation est à l'étude.

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