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Des habitants de Walcourt se déchainent face à l'arrivée de migrants, la police doit intervenir

Des habitants de Walcourt se déchainent face à l'arrivée de migrants, la police doit intervenir
 
 

À Walcourt, en province de Namur, la tension et l'énervement se sont emparés d'une réunion d'information. Elle était organisée ce mardi soir pour informer les habitants de l'arrivée, la semaine prochaine, de 210 réfugiés dans deux centres de leur entité. Des demandeurs d'asile qui font peur à de nombreux habitants. Le ton est monté, la soirée a dégénéré. La police a dû intervenir. Un sujet développé par Mathieu Langer et Alain Hougardy dans le RTLinfo 13H.

La réunion citoyenne organisée à Walcourt ce mardi soir était extrêmement tendue. Le but était d'informer les citoyens de l'arrivée de 210 migrants dans deux anciennes maisons de repos de la commune. Des cris, des sifflets et des coups ont été lancés par un groupe particulièrement agité de riverains. "Le groupe était manifestement venu pour s'opposer fermement, et même pour s'opposer à la prise de parole des gens de Fedasil, des personnes chargées de gérer le centre, et même des autorités communales", explique le 2e échevin de Walcourt, Marc Preyat. "Le dialogue a été totalement impossible", confie-t-il.


Un futur centre vandalisé, les citoyens ont peur

Un futur centre d'accueil a d'ailleurs déjà été vandalisé à coup de tags et de jets d'œufs. À quelques centaines de mètres de là, à Chastrès, une habitante s'inquiète. "J'ai peur, je ne me sentirai pas en sécurité toute seule le soir. C'est un village où il n'y a rien du tout, on se demande ce qu'ils feront pour s'occuper", explique-t-elle anonymement, sans montrer son visage.


Une initiative privée

L'initiative d'accueillir des migrants est privée. Les propriétaires des deux maisons de repos ont reçu l'accord du gouvernement et de Fedasil. Les autorités communales se sont retrouvées devant le fait accompli et ont dû prendre rapidement leurs dispositions. "Jusqu'à un certain stade, la commune a été maintenue dans l'ignorance de cette tractation. Nous l'avons appris le 1er octobre, mais la décision n'a été prise que le 14 ou 15 octobre par le gouvernement fédéral", explique Marc Preyat.

Les candidats réfugiés arriveront dans le courant de la semaine prochaine. D'ici là, une autre réunion d'information est prévue ce vendredi 30 octobre.




 

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