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Deux agents du CPAS de Charleroi agressés par des bénéficiaires mécontents: leurs collègues dénoncent la situation

Une agression a été commise lundi au Centre Public d’Action Sociale de Charleroi. Deux membres du personnel ont été blessés. Leurs collègues, une centaine issue des antennes locales, ont manifesté ce mercredi après-midi pour dénoncer leurs conditions de travail de plus en plus difficiles. Nos journalistes Aurélie Henneton et Samuel Lerate les ont rencontrés.

Ce lundi, une famille s'est présentée au CPAS de Charleroi, dans son antenne sociale de Gilly. Une bénéficiaire et ses fils mécontents d’une décision. Au-delà des mots, la violence est allée plus loin. L’un d’eux se serait emparé d’une armoire. Du mobilier est tombé sur deux agents. Ils sont blessés et en incapacité de travail.

Des faits de violence que dénoncent leurs collègues. Depuis l'agression, l'antenne de Gilly travaille au ralenti. "Ça a été assez violent. Ce n'était pas que du verbal. Pour des agents qui sont là pour aider la population, c'est assez perturbant, puisqu'on est là pour aider, on n'est pas là pour se faire menacer ou pour être victime d'un manque de respect", confie une employée. "C'était très violent", commente furtivement une autre, à la sortie du bâtiment.


Des agents de gardiennage mobilisés

Les huit agents présents lundi sont choqués. Deux jours après les faits, les antennes se sont rassemblées devant le siège carolo du CPAS pour réclamer des mesures.

L’incident est considéré comme sérieux par les responsables. Ils vont sensibiliser le parquet de Charleroi. "On va établir un dialogue, je l'espère, avec le parquet, pour essayer de mettre en place des procédures un peu plus structurées dans la manière de traiter ces situations. Maintenant il y a des formations aussi, on a l'accompagnement systématique de certaines antennes avec des sociétés de gardiennage, ce qui est quand même un glissement sociétal inquiétant", confie Olivier Jusniaux, directeur général du CPAS de Charleroi.

D’autres mesures concrètes doivent encore être validées en interne. Les agents ont déposé plainte contre leurs agresseurs. Le Centre public d’action sociale envisage de faire de même.

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