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Drame dans une école à Charleroi: l'établissement fermé ce mercredi, une équipe de psychologues vient en aide aux enfants

Drame dans une école à Charleroi: l'établissement fermé ce mercredi, une équipe de psychologues vient en aide aux enfants
 
 

Un enseignant du Sacré-Coeur de Charleroi a tué son ancienne compagne, elle aussi professeur, et son nouveau compagnon, un parent d'élève, avant de se suicider. Un drame qui bouleverse toute la communauté de l'établissement scolaire, resté fermé ce mercredi. Mais c'est surtout le 16e cas de féminicide recensé cette année par les associations dans notre pays.

Ce mercredi au lendemain du drame, la situation est particulièrement difficile au collège du Sacré-Coeur de Charleroi. Gérald Deschietere, psychiatre et professeur à l'UCLouvain, travaille avec des équipes mobiles de crise qui interviennent justement dans ce genre de cas. Ses équipes viennent en aide aux enfants et à la communauté scolaire en offrant une écoute active et des conseils à ceux qui en auraient besoins. 

Le 16e féminicide de l'année 

Elle était professeure d'histoire, aujourd'hui, elle est une victime de plus de féminicide en Belgique. Le 16e cette année d'après le décompte des associations. Une femme de plus tuée par son conjoint ou son ex-conjoint. "Peut-être qu'on en a recensé 16 mais moi ce qui m'interpelle c'est qu'en l'espace de 10 ou 15 jours, il y en a quand même eu 3, ça fait beaucoup. En 3 mois on pourrait en avoir encore 9 de plus...", déplore Séverine Laurent, coordinatrice de l'asbl "Le déclic" qui vient en aide aux femmes victimes de violences dans le couple. 

Le meurtre à l'encontre d'une femme en raison de son genre n'est pas nouveau. En Belgique, les cas de féminicides ne sont pas recensés officiellement. Les associations de terrain comptabilisent 168 femme tuées rien qu'au cours de ces 5 dernières années. 

"C'est l'aboutissement d'un processus de domination conjugale, ce sont des violences masculines à l'encontre d'une femme donc bien souvent ces femmes ont été tuées parce qu'il y a tout un passif de violences conjugales avant, des violences physiques, psychologiques mais aussi sexuelles", explique Séverine Laurent. 

Quels moyens mis en place pour lutter contre les féminicides? 

Quels moyens la justice déploie-t-elle pour protéger les femmes de ces victimes conjugales? Pour la procureure de division de Charleroi, difficile de lutter contre ces drames quand rien ne laisse présager le pire. "Quand il n'y a pas de signes avant-coureur, effectivement c'est un phénomène qui est hors-zone et qui un moment donné se manifeste par l'irréparable. Au niveau des autorités que ce soit policières ou judicaires, nous sommes totalement démunis par rapport à ça", déplore Sandrine Vairon, procureure du roi de division au parquet de Charleroi. 

En revanche si des cas de violences répétées sont suspectés, le parquet entend mettre en place des formations à la gestion de la violence, et imposer des mesures d'éloignement jusqu'à la détention préventive du suspect.  


 

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