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Inquiétude à Charleroi concernant le MALAISE des policiers : le commissariat n'est plus accessible 24 heures sur 24

Inquiétude à Charleroi concernant le MALAISE des policiers : le commissariat n'est plus accessible 24 heures sur 24
 

 Le sous-effectif policier a été débattu hier soir lors du conseil communal de Charleroi. Dans le même temps, Paul Magnette doit toujours rencontrer Jan Jambon et Theo Francken pour évoquer les moyens policiers de la ville, mais des problèmes d'agenda sont survenus.

Le conseil communal de Charleroi a débattu, lundi, de la zone de police et des sous-effectifs qui ont notamment amené, il y a quelques jours, les autorités communales à fermer partiellement les accès de nuit au siège central de la zone.

Le conseiller communal Ecolo Luc Parmentier a interpellé l'échevine déléguée Françoise Daspremont, en rappelant que la norme de financement allouée par le fédéral prend en compte 873 policiers. Or, début octobre, la zone comptait 908 policiers, soit 23 de moins que les 931 inscrits au budget de la zone. Encore faut-il en retirer les policiers absents, en augmentation, a-t-il souligné, en rappelant que le front commun syndical a brandi, il y a quelques jours, la menace d'un préavis de grève. La tour de police n'est plus accessible, la nuit, du dimanche au jeudi, une première pour une ville de cette importance, a-t-il dit, alors que les commissariats de Liège, Mons, Namur, entre autres, sont accessibles tous les jours 24 heures sur 24.     

Une enquête sur le bien-être au travail?  

De son côté, le conseiller Tanzilli (cdH), a rappelé qu'il avait précédemment demandé que soit réalisée une enquête sur le bien-être au travail des policiers, une enquête qui s'impose plus encore face aux besoins de la population. Il a suggéré que la majorité fasse appel à une aide financière du Centre régional d'Aide aux communes.     

Dans sa réponse, l'échevine déléguée Françoise Daspremont a rappelé les contraintes budgétaires auxquelles Charleroi est astreinte, mais aussi les problèmes de recrutement qu'elle rencontre, en raison des procédures mises en place par le fédéral pour la formation des policiers. La priorité consiste à disposer de candidats qui aient bénéficié de cette formation, a-t-elle expliqué, avant de rappeler le rôle que joue le service urgence 101, toujours prêt à intervenir même en cas de fermeture de l'accès à la tour de police, a-t-elle expliqué.       

 
Bientôt une rencontre entre Paul Magnette, Jan Jambon et Theo Francken

Le bourgmestre en titre de Charleroi Paul Magnette n'a toujours pas rencontré le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et le secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken au sujet des moyens policiers à Charleroi et de la situation dans le quartier de la Ville Haute. La rencontre entre les trois hommes n'a pas encore été programmée selon la porte-parole de la Ville de Charleroi.

L'éventualité d'une rencontre avait été évoquée après le meurtre début octobre d'un homme en séjour illégal dans un café du centre-ville de Charleroi. Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et le secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken avaient alors invité Paul Magnette à venir les rencontrer. Un peu plus tôt, ce dernier les avait interpellés par rapport à la sécurité dans le quartier de la Ville Haute à Charleroi et le manque de place en centres fermés.     

Prévue début octobre, la rencontre n'a dans un premier temps pas pu avoir lieu vu l'agenda chargé des deux membres du gouvernement fédéral, qui participaient aux travaux budgétaires, a indiqué lundi la porte-parole de la Ville. Selon elle, une nouvelle date devrait prochainement être arrêtée.  

 

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