L'Airbus A310 de Gilly, transformé en bar restaurant, est à vendre: "Ce n’est pas le tout de dire ‘j’achète’"

C'est un Airbus A310 transformé en son temps en bar-restaurant. Il est désormais en vente, mais l'acquéreur devra s'occuper aussi de son transport. Reportage de Justine Roldan Perez et Xavier Preyat.

Il fait partie du paysage de la route de la Basse Sambre. L'Airbus A310 de Gilly a pris plusieurs formes ces dernières années : restaurant, discothèque ou encore bar à cocktails. Il dispose d’une capacité de 220 places : salle de réception en sous-sol, bar, cuisine, réserve, chambre froide. Son prix de vente aujourd’hui s’élève à 100.000 euros, livraison non comprise.

"Il n’est pas simple de trouver acquéreur pour ce type de bien et, là où c’est compliqué, c’est que ce n’est pas le tout de dire ‘j’achète’. Il faut pouvoir l’embarquer, le reconstruire, c’est-à-dire le démonter et le remonter, le transporter", explique Christophe Dufromont, directeur commercial de l’agence immobilière.


Son transport en 1999, une aventure épique

Chaque aile mesure 23 mètres. Sa longueur totale est de 46 mètres, son diamètre de 6 mètres. Le transporter n’est donc pas simple. En 1999, le ring de Bruxelles avait été fermé et emprunté à contre-sens par le convoi pour l’occasion.

Certains poteaux électriques, sur son passage, avaient dû être enlevés. Une manœuvre qui avait dû freiner les acheteurs. Coût estimé, démontage et transport compris : entre 80 et 100.000 euros.


De la casse à prévoir ?

"On va faire une étude pour voir s’il n’y aura pas de casse lorsqu’on va le démonter et le remonter", explique Thomas Garcia, représentant d’investisseurs.


La fin d'un symbole pour les habitants du quartier

Pour les voisins de l’Airbus 310, c’est surtout le symbole de leur quartier. "Il y avait des restaurants, des jeux pour les enfants, une discothèque", se souvient l'un, nostalgique. "C’est un repère pour beaucoup de gens, c’est quand même beau", estime un autre.

Le terrain, lui, a été vendu à un promoteur anversois dont le but est d’y construire des logements. Si l’avion ne trouve pas acquéreur, il risque fort de finir sa vie à la casse.

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