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Le personnel communal de Charleroi face à Magnette ce matin: "Cela a trop duré, c'est insoutenable" (vidéo)

Les crèches, écoles, la propreté, les ouvriers ont rejoint le mouvement de grogne initié par le personnel chargé du nettoyage à Charleroi. Ils ont rencontré le collège communal, en réunion ce matin. Tous (le personnel en grève) dénoncent la surcharge de travail liée au non remplacement (1 remplacement pour 3 départs, mesure imposée par la région wallonne depuis 8 ans). Avec le travail à flux tendu, le manque de matériel est aussi dénoncé.

Face aux élus, le personnel contestataire est venu dénoncer la surcharge de travail ce mardi matin. Impossible selon lui de fournir un service de qualité avec un sous-effectif. C’est le cas dans les crèches. "On a eu un gros problème de personnel. on m’a demandé clairement de garder deux services de 15 enfants de 14h30 à 18h30 et ça c’est juste pas légal! C’est une puéricultrice pour 7 enfants", épingle Vanessa Henry, puéricultrice. Le remplacement du personnel malade dans l’urgence est compliqué. Les écoles sont aussi présentes, de même que les ouvriers, la propreté, des techniciens etc. A la base, le mouvement était celui du personnel de nettoyage, envoyé aux quatre coins de la ville, faute de personnel suffisant.

La revendication principale réside dans la fin d’une mesure appliquée depuis 8 ans. A la demande de la Région wallonne, il faut en effet 3 départs pour qu’il y ait 1 remplacement. "Cela a trop duré. C'est insoutenable. Il y a un flagrant manque de personnel sur le terrain", assène Mounia Benslama, secrétaire régionale du syndicat CSC.


La Ville pointe du doigt la Région

"Aujourd’hui, avec les règles qui nous sont imposées de ne remplacer que 1 départ sur 3 quand il y a départ à la retraite, tout simplement dans certains services, on n’y arrive plus. Je crois qu’il faut avoir conscience qu’on atteint le bout de la logique. Et que le prochain gouvernement wallon, je l’espère, entendra les grandes villes et refinancera les grandes villes", se défend Paul Magnette, le bourgmestre de Charleroi.

"Ce n’est pas une réponse. Je pense que la Ville a des budgets, il y a des choix politiques à faire. Il y a des remplacements pour des postes à créer qui n’existent pas. Si on commençait déjà à remplacer les postes qui sont créées", rétorque Philippe Barbion, secrétaire général du syndicat CGSP-Administration.

Syndicats et autorités se reverront dans les semaines à venir pour un état des lieux. En raison de l'action de mécontentement, plusieurs services n’ont pu accueillir le public aujourd’hui. Il s'agit de deux crèches et trois services population.

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