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Les archéologues s'activent sur un chantier à Mons: ruines du 18e siècle ou pas, un immeuble à appartements sera bel et bien construit

Les archéologues s'activent sur un chantier à Mons: ruines du 18e siècle ou pas, un immeuble à appartements sera bel et bien construit
 
 

Un quartier entier du 18e siècle a été découvert à Mons sur un chantier immobilier. Les anciennes maisons étaient ensevelies et les archéologues ont appris beaucoup de choses sur les techniques utilisées à l’époque. Malgré les vestiges, le projet immobilier sera bien construit à la place.

A Mons, on prend les dernières mesures avant la destruction d’une partie du site découvert.  C’est tout un quartier du 18e siècle qui vit ses dernières heures. Les archéologues de la région s’attellent. Ils mesurent, ils notent, récoltent des vestiges découverts. "J’ai convenu que demain ça sera détruit, puis on a découvert de nouvelles structures aujourd’hui en démontant les murs. Demain, on s’organisera avec l’entreprise", explique Cécile Ansieau, archéologue du service public de Wallonie.


Les entrepreneurs s'attendaient à découvrir quelque chose

Dans quelques mois, un immeuble à appartements prendra la place des ruines découvertes. L’entrepreneur et les archéologues se doutaient qu’ils allaient découvrir quelque chose. Peut-être les restes d’un couvent, situé dans ce quartier populaire, voire mal fréquenté à l’époque. "Ce que nous avons découvert ne correspond pas vraiment aux plans qui sont conservés aux archives de l’Etat", précise l’archéologue. "Nous avons trouvé autre chose et l’emplacement d’une partie d’un quartier avec des bâtiments peut-être artisanaux ou semi-industriels".


Un système d’évacuation des eaux très abouti

Autre surprise, le site est doté d’un système d’évacuation des eaux très abouti. Il est même plus perfectionné que ceux des voiries publiques du 18e siècle. "On voit qu’on a quand même plusieurs égouttages  qui seraient liés à un collecteur. Il y a une espèce de citerne qui est un peu profonde aussi. Tout le jeu, maintenant, va être de devoir les dater, comprendre comment ça se goupillait et comment ça s’organisait avec les égouttages des rues principales et la pente vers laquelle on va", précise Cécile Ansieau.

En excellente collaboration avec l’entreprise de construction, les archéologues vont continuer leur recherche au fur et à mesure des prochaines démolitions. Ils pourraient donc faire encore de nouvelles découvertes. 




 

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