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Les policiers pas assez entraînés au tir à Charleroi: "Un problème extrêmement grave", dénonce la CSC

Nous vous en parlions ce samedi, les policiers de Charleroi pourraient bien devoir bientôt patrouiller "désarmés", parce qu’ils ne s’entraînent plus assez au tir, faute de local adéquat. Une information qui suscite beaucoup de commentaires aujourd’hui sur place.

Ce matin sur le marché de Charleroi les policiers ont toujours leurs armes bien fixées à leur ceinturon,
Bien sûr leur désarmement dans 15 jours n’est que théorique et n’aura pas lieu dans les faits, mais l’absence d’entraînement depuis six mois de la majorité des policiers de la zone pose de véritables questions.


"Un problème extrêmement grave"

"Il y a deux effets concomitants. La première, c’est que la fermeture du stand de tir, bien évidemment, rend très difficile le respect de la circulaire et la GPI 48 en termes de tir (ndlr : une circulaire relative à la formation et l'entraînement en maîtrise de la violence des membres du personnel du cadre opérationnel des services de police)", explique Stéphane Deldicque, le vice-président de la CSC.  "Deuxièmement, le manque d’effectifs fait que les hommes et les femmes sont sollicités au quotidien et qu’ils ont beaucoup de mal à se libérer. C’est l’addition de ces deux éléments qui fait qu’aujourd’hui, à Charleroi, nous sommes devant un problème extrêmement grave."

La salle de tir qui appartient à la ville est actuellement inaccessible, car elle ne répond plus aux normes de sécurité.


"Incroyable qu'on n'est pas parvenu à remettre les installations aux normes"

L’opposition s’étonne de la situation, car la problématique de la salle est connue selon eux depuis deux ans.

"Je ne peux que déplorer qu’aujourd’hui, la ville n’ait pas encore eu le temps de remettre ce stand de tir aux normes. C’est juste un problème de ventilation et quelques portes coupe-feu", dénonce Xavier Desgain, le conseiller communal Ecolo. "C’est incroyable qu’on n'est pas encore parvenu à le faire. Notre demande est que la ville prenne des marchés d’urgence pour pouvoir remettre les installations aux normes."


Une solution pour quelques agents

Officiellement, aucune solution n’est trouvée sauf pour quelques agents.

"Il y a un protocole qui est passé avec la ville de Châtelet pour ceux qui sont en remédiation de tir ou qui après une longue absence, doivent reprendre le tir", explique Yves Henriet, le délégué syndical du SNPS et inspecteur de police à Charleroi.

Malgré nos efforts, nous n’avons pas réussi a contacté ce matin l’autorité communale de Charleroi.

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