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Morlanwelz: le client d'une librairie roué de coups pour avoir lancé une canette sur une femme enceinte

Morlanwelz: le client d'une librairie roué de coups pour avoir lancé une canette sur une femme enceinte
©Belga

Un père et son beau-fils ont comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour coups et blessures à l'encontre d'un troisième homme. En octobre 2017, ce dernier avait lancé une canette contre une libraire enceinte de Morlanwelz, poussant le compagnon et le père de celle-ci à partir à sa recherche pour s'expliquer avec lui. Le client avait alors subi plusieurs fractures au visage.

La victime, Rudy, s'était rendue dans une librairie mais, pressée, elle s'était emportée contre la commerçante, enceinte, en lui lançant une canette. Avertis des faits, le compagnon et le père de la femme s'étaient lancés à sa recherche et avaient retrouvé l'homme à un arrêt de bus, où il avait été roué de coups. Il avait subi deux fractures au visage.Si le premier des deux prévenus reconnaît avoir vu rouge et frappé la victime, son beau-père conteste. Il assure n'avoir voulu que séparer son beau-fils et le client, qui étaient en train de se battre, et ne pas avoir porté de coups. Dans sa déclaration, Rudy affirme pourtant avoir également reçu des coups d'une seconde personne.

Pour la partie civile, il s'agit clairement d'un passage à tabac. "Je suis surpris de cette expédition punitive pour un motif aussi futile", confie l'avocat du client. "La version des prévenus est contraire aux éléments du dossier. Mon client n'a pas lancé la canette au visage de la femme enceinte. C'est elle-même qui le confirme dans son audition."

Le substitut Bury ne croit pas une seule seconde aux propos des prévenus. "Bien sûr que Rudy va avoir un geste condamnable en lançant la canette. Mais les coups ne sont pas acceptables. Je ne crois pas une seule minute à l'hypothèse des excuses ! Le noeud du problème est de savoir qui a porté les coups. (...) On s'est clairement lancé dans un acte de vengeance." Le parquet a requis une peine "à la hauteur des conséquences physiques dont a souffert la victime".

Du côté de la défense, quelques doutes ont été émis sur l'analyse médicale des blessures. "Je suis assez surpris de ne pas voir d'autres pièces étayant les fractures subies par la victime", a dit l'avocat des prévenus, qui a plaidé l'acquittement pour le beau-père et un sursis probatoire avec une formation contre la violence pour le beau-fils.Le jugement sera rendu le 10 mai.

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