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Recouverts d'excréments, infestés de parasites, quatre moutons maltraités saisis à Baudour: "Ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes"

Recouverts d'excréments, infestés de parasites, quatre moutons maltraités saisis à Baudour:
© Animaux en Péril
 
 

Deux associations de défense animale sont intervenues à Baudour, dans la province du Hainaut. Ils ont secouru deux moutons et deux agneaux maltraités.

Les associations Animaux en Péril et Le Rêve d'Aby sont intervenues sur un terrain à Baudour, en province de Hainaut, ce mercredi 8 décembre. "Aux côtés des autorités locales et des agents de l'UBEA (Unité de Bien-être Animal de la région Wallonne)", peut-on lire sur la page Facebook du Rêve d'Aby, ils sont venus en aide à deux moutons et deux agneaux maltraités. Les animaux se trouvaient sur un terrain laissé à l'abandon "et ravagé par les conditions météorologiques". 

Les bénévoles des deux associations ont été "atterrés par l'environnement sordide" qu'ils ont découvert une fois arrivés sur place. "Le bélier et les trois jeunes brebis partagent un terrain non entretenu et pataugent dans une fange constituée de boue et d'excréments dont ils sont recouverts." Les animaux n'ont ni eau ni nourriture à disposition. "Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes." Par ailleurs, les associations découvrent que les animaux sont en défaut d'identification, "ce qui constitue une infraction à la législation sanitaire".

"Un état abominable"

Examinés par des vétérinaires, les animaux sont dans un état préoccupant. "Les victimes souffrent d'une importante verminose qui engendre de violentes diarrhées. La toison des animaux est également infestée de parasites et se trouve dans un état abominable." Les quatre animaux sont arrivés aux refuges Animaux en Péril et Le Rêve d'Aby où ils seront soignés et remis sur pied. 

Un procès-verbal pour infraction au Code Wallon du Bien-Être animal a été dressé par l'UEBA. "Le propriétaire pourra être poursuivi au pénal ou administrativement. Si le Parquet décide de prendre la main dans cette affaire, il pourra renvoyer la propriétaire devant le tribunal correctionnel. Celui-ci risque de 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant s’élever à 1 million d’euros. Si le Parquet ne poursuit pas, la main reviendra alors au fonctionnaire sanctionnateur qui pourra infliger une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros, mais également un retrait de permis de détention d’animaux", explique Le Rêve d'Aby.


 


 




 

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