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Sursis probatoire pour un Binchois coupable d'attouchements à répétition sur sa petite-fille de 6 ans

Sursis probatoire pour un Binchois coupable d'attouchements à répétition sur sa petite-fille de 6 ans

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné un sexagénaire de Leval-Trahegnies (Binche) à 3 ans de prison avec sursis probatoire pour des attouchements à répétition sur sa petite-fille. Le prévenu avait reconnu partiellement les faits mais imputé leur responsabilité à l'enfant.

Les faits sont survenus entre janvier 2014 et la mi-2015 au domicile du prévenu qui hébergeait son fils en instance de divorce et sa petite-fille. Un petit lit avait été installé dans la chambre des grands-parents afin d'accueillir la fillette de 6 ans. Mais selon le parquet, le grand-père profitait de la situation pour procéder à des attouchements.

Ce n'est que lors d'une conversation banale avec l'enfant sur la signification du mot "vilain" que la mère de la victime a recueilli ses confidences. Une plainte a donc été déposée, menant au procès correctionnel.

Selon le parquet, le prévenu a, durant toute la procédure, imputé une part de responsabilité à la victime en affirmant qu'elle l'avait incité à commettre certains faits. À l'audience, le grand-père a reconnu deux faits d'attouchements, avant de d'affirmer "qu'il ne voulait en rien rendre l'enfant responsable".

Me Mathieu, conseil des parties civiles, a noté le discours contradictoire du prévenu et relevé les déclarations circonstanciées de la fillette qui, avec ses mots d'enfant, a décrit précisément les scènes. "Aujourd'hui, elle souffre de troubles du comportement et fait des cauchemars", a ajouté l'avocat qui demande une absence totale de contact entre le prévenu et l'enfant.

Le parquet a pour sa part requis une peine de 4 ans de prison avec sursis probatoire, notant la ruse et les menaces utilisées par le prévenu pour parvenir à ses fins, lui qui profitait parfois de l'endormissement de la fillette pour entamer ses manoeuvres.

Ce mardi, le tribunal a effectivement relevé le caractère sournois des agissements du prévenu ainsi que sa propension à considérer l'enfant comme incitant de ses propres comportements. Le prévenu a finalement écopé de 3 ans de prison avec sursis probatoire. Il devra impérativement suivre une thérapie et s'abstenir de tous contacts avec sa petite-fille, sa nièce et tout autre mineur d'âge.

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