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Un Carolo poursuivi pour des gages sexuels sur sa demi-soeur de 8 ans: des papiers ont été retrouvés dans la chambre de l'enfant

Un Carolo poursuivi pour des gages sexuels sur sa demi-soeur de 8 ans: des papiers ont été retrouvés dans la chambre de l'enfant
Image d'illustration

Un jeune Carolo a comparu lundi pour attentats à la pudeur devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Il est en aveux d'avoir fait subir des jeux sexuels à sa demi-soeur de huit ans. Le parquet a requis une peine de 37 mois de prison, mais ne s'oppose pas au sursis probatoire.

Les faits ont été révélés accidentellement, en 2015, lorsque la maman de la fillette a constaté la présence de petits papiers dans la chambre de l'enfant. Sur ceux-ci étaient inscrits des gages sexuels de type "action ou vérité".

Les soupçons se sont portés rapidement sur D.P., le demi-frère de la victime dont la chambre était immédiatement contiguë. Auditionnée, l'enfant s'est difficilement livrée aux enquêteurs, avant d'expliquer à l'expert que son grand frère l'obligeait "à regarder des choses d'adultes sur son PC, à faire des trucs pas bien et qu'il la touchait partout".

Il est ainsi apparu que D.P. profitait de ces jeux sexuels pour dénuder la fillette et procéder à des attouchements, après avoir fermé à clé la porte de la chambre. Interrogé, le suspect a nié les faits durant deux ans, malgré une expertise graphologique et un test du polygraphe qui l'ont confondu.


Une expertise mentale

"Ce n'est qu'au terme de son audition devant le juge d'instruction qu'il a fini par craquer, en remettant la faute sur la victime", a expliqué le parquet, précisant que D.P. affirmait que l'enfant "était demandeur et revenait à la charge".

Une attitude de déni qui a convaincu le ministère public à requérir 37 mois de prison, avec un sursis probatoire éventuel. Me Cerquetti, conseil du prévenu, n'a pas contesté les faits mais a rappelé le contexte de famille recomposée et de promiscuité.

Selon l'avocate, son client a pris conscience de la gravité des faits et l'expertise mentale démontre que le risque de récidive est faible. Elle a donc sollicité un sursis probatoire. Le jugement interviendra le 29 octobre.

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