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Un habitant de Gosselies condamné à de la prison pour le viol et la séquestration de sa femme

Un habitant de Gosselies condamné à de la prison pour le viol et la séquestration de sa femme

Un habitant de Gosselies a écopé lundi devant le tribunal correctionnel de Charleroi de 4 ans de prison avec sursis pour ce qui excède un an ferme, pour viol, séquestration, coups et menaces à l'égard de son ex-compagne. Le prévenu a été reconnu coupable de l'ensemble des faits malgré ses dénégations.

Hicham H. et sa compagne, avec qui il a eu trois enfants, étaient en instance de séparation au moment des faits. Le 5 novembre 2017, le prévenu avait retrouvé ses enfants entre les mains d'une nounou en rentrant du travail. Leur mère avait découché durant 6 jours pour sortir en boîte de nuit et, selon lui, le tromper. Cela avait donné lieu à une dispute, le 21 novembre, au terme de laquelle Hicham H. avait fracturé le nez de la jeune femme. A l'hôpital, le couple avait tenté de faire croire à un choc contre une porte, mais les médecins avaient prévenu la police.

A l'audience, le prévenu a reconnu les violences. En revanche, il a formellement nié une autre scène, du 9 février dernier. Selon la partie civile et le parquet, Hicham H., qui avait quitté le domicile familial, serait revenu ce jour-là pour porter des coups à son ex, l'agripper par les cheveux et lui entraver les mains dans le dos avec des liens colson. Après avoir menacé la victime devant ses enfants à l'aide d'un cutter, il l'avait enfermée dans les WC, le temps de conduire sa progéniture à l'école. A son retour, il avait violé leur mère. La soeur et l'amie de cette dernière se sont inquiétées et ont envoyé les forces de l'ordre sur place. Pour le parquet, les faits sont établis: une touffe de cheveux a été retrouvée dans une poubelle et des marques de ligature sur les poignets de la victime démontrent qu'elle a bien été entravée. En outre, l'aînée des enfants confirme la scène. C'est donc une peine de 6 ans qui a été requise par le ministère public. Me Samanci, conseil d'Hicham H. a plaidé l'acquittement pour cette scène du 9 février. Selon l'avocate, la partie civile s'est contredite sur plusieurs points, et en particulier sur les liens colson qu'elle a fournis à la police. "Sa dépression peut expliquer la perte de cheveux. On ne retrouve d'ailleurs pas de bulbes, ce qui n'est pas compatible avec un arrachement", a ajouté Me Samanci, précisant que la jeune femme s'automutilait et souffrait de troubles de la personnalité.

Ce lundi, le tribunal a estimé l'ensemble des préventions établies, retenant "l'irruption sournoise" du prévenu dans son domicile. Il a en effet quitté son hôtel vers 3 heures du matin et s'est faufilé par le jardin, comme le révèlent ses traces de pas. Au final, Hicham H. écope de 4 ans de prison avec sursis pour ce qui excède un an ferme.

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