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Une maladie bactérienne inquiétante et très contagieuse réapparaît dans des ruches en Wallonie

Une maladie bactérienne inquiétante fait sa réapparition dans les ruches : la loque. Qu’elle soit européenne ou américaine, elle est très contagieuse et peut mener à la disparition de toute une colonie d'abeilles.  Plusieurs foyers ont été découverts dans le Hainaut ces 3 derniers mois. L’agence fédérale pour la sécurité de la Chaîne alimentaire surveille cela de près.

La loque est une bactérie grave et très contagieuse qui refait surface. Dix foyers ont été découverts en Hainaut depuis le début du printemps. À Boignée, à 10 km d’un foyer repéré, des contrôleurs vérifient si les colonies d'abeilles d'un apiculteur amateur ne sont pas malades.

 
"La bactérie joue sur les œufs et sur les larves qui n'arriveront pas au stade adulte, qui vont se putréfier et pour finir, il n'y aura pas de nouvelle génération et les abeilles qui seront présentes mourront également, car elles seront en fin de vie", a expliqué Catherine Ogiers, contrôleur apiculture de l’agence fédérale pour la sécurité de la Chaine alimentaire.


 
"L’abeille est manifestement en danger si en plus on a d'autres pathologies qui sont plus anciennes qui réapparaissent ca serait naturellement encore plus dommageable, je suis inquiet", a confié Roald Aerden, apiculteur amateur qui possède 7 ruches, soit 420.000 abeilles.

Cependant, le miel ne représente aucun danger pour l’homme. Le miel d’abeilles malades reste parfaitement consommable. Les apiculteurs dans des zones infectées doivent juste éviter de partager du matériel qui peut être un vecteur.

 

"Ne pas s'échanger du matériel. C'est quand même très important que les apiculteurs se fassent connaitre auprès de l'Afsca comme ça quand une maladie est déclarée, on peut prendre rapidement des mesures", a conseillé Stéphanie Maquoi, porte-parole de l’agence fédérale pour la sécurité de la Chaine alimentaire.

 S’enregistrer permettra donc de mieux tracer la maladie, mais aussi d’être indemnisé de 125€ par ruche en cas de destruction programmée pour éradiquer la maladie.

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