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Ville-Haute à Charleroi: "Elus, venez vivre ici et vous croirez en l’insécurité"

 
 

Gabriel, un commerçant de la Ville-Haute de Charleroi, est excédé par l'insécurité qui règne dans sa ville. Il a décidé d'interpeller les autorités avec une grande affiche. Pour lui, Charleroi "c'est devenu la zone".

Les commerçants de la Ville-Haute à Charleroi en ont ras-le-bol. Confrontés depuis plusieurs années au vandalisme des voitures et façades, aux revendeurs de drogue qui pullulent dans les rues et aux autres voleurs, ils se sentent abandonnés par les autorités de la Ville. Un de ces commerçants, Gabriel, a décidé de recouvrir la façade de son magasin pour interpeller les politiciens, comme nous le révèlent les journaux de SudPresse.

Un message explicite

Deux mois avant les élections communales, le gérant du magasin Bizness installé rue Neuve, a affiché ce texte sur l'ensemble de sa devanture: "Dignité. Respect. Devoir…pour mériter les droits. Aux élus et futurs élus, venez vivre ici et vous croirez en l'insécurité". Un message on ne peut plus clair écrit par un homme à bout.

"J’ai l’impression de devenir fou"

"J’ai déjà été agressé trois fois. J’ai l’impression de devenir fou. Il y a quelques jours, plusieurs individus ont cassé ma vitrine. Ma compagne était là. Je lui ai dit que ce n’était pas grave. Elle était complètement atterrée. Elle m’a dit: si ça ce n’est pas grave, dis-moi ce qui est grave ici. Je suis blasé par la criminalité. C’est mon lot quotidien. Et, quand il ne se passe rien, nous sommes troublés. C’est dire... ", a-t-il confié à nos confrères de SudPresse.

"La Ville fait l'autruche"

Pour Gabriel, les responsables ne sont pas les policiers qui ont des moyens d'action limités. Pour ce commerçant, il faut regarder du côté de la Ville qui appliquerait la politique de l'autruche. "Je ne me plains pas de la police. Elle fait son possible... Par contre, la Ville fait l’autruche et nous laisse à notre triste sort. Ça ne me fait sûrement pas plaisir de critiquer la cité. On ne veut pas effrayer les clients. C’est notre gagne-pain... Mais, qu’on le veuille ou non, Charleroi, c’est devenu la zone", a-t-il conclu.




 

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