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"J'attends le dépanneur impatiemment": les habitants de Hannut continuent de nettoyer et constituent leur dossier d'assurance

 
 

Deux jours après les inondations, les opérations de nettoyage continuent à Hannut. Les pompiers ont encore du travail. Les assureurs aussi. Certaines habitations menacent même de s'effondrer.

De nombreux Belges sont encore les pieds dans l'eau et la boue ce mardi. 48 heures après les inondations, on est très loin d'avoir encore tout nettoyé, notamment dans la commune d'Hannut. Les pompiers n'ont pas arrêté et les riverains s'activent pour constituer leur dossier d'assurance. En tout, 5 bâtiments risquent de s'effondrer sur l'entité. Impossible donc d'y pénétrer. "Nous avons fait appel à un ingénieur en stabilité directement qui a pris les concertations et les mesures conservatoires", souligne Yves Paquot, commandant des pompiers à la zone de secours Hesbaye. "Les habitants sont relogés dans leur famille respectives", rajoute-t-il.

Divan, cartons ou machine à laver,... les ouvriers communaux ont ramassé les meubles sinistrés à un rythme effréné. "On est bien à notre 8e camionnette. Depuis ce matin, ça tourne dans tous les sens", nous confie l'un d'entre eux.

Les inondations ont touché 7 des 13 villages de la commune de Hannut. Dans certaines rues, elles ont tout ravagé. Deux jours plus tard, Vincent estime les dégâts pour son assureur. "Cela monte très vite. Je vais envoyer les photos et mon assureur verra s'il passe ou pas", indique-t-il.

Plaque d'immatriculation arrachée et branchages bloqués dans la suspension, la voiture de Sylvain est immobilisée. "J'attends le dépanneur impatiemment et un véhicule de remplacement avec. Le problème est qu'ils sont débordés vu la quantité de véhicules qu'il y a eu dans la rue", raconte-t-il.

Dépités, des riverains pointent le développement des cultures de légumes au détriment des céréales qui retiennent davantage d'eau. "Le problème est beaucoup plus important quand il y a des pommes de terre. Boue et eau font que le volume est triplé", nous dit un habitant de la commune.

Après une interruption à 2h du matin cette nuit, les pompiers s'activent à nouveau sur les routes dégagées. "On ramasse toute la boue qu'il y a sur la route, et on gratte car ça colle vraiment bien au niveau du sol. Si on ne fait pas ça on risque tout simplement un accident", explique Michael Nobels, pompier à la zone de secours Hesbaye.

Au total, près de 200 interventions ont été enregistrées.


 

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