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"On avait un an et demi pour revaloriser le métier d’infirmier, ça n’a pas été fait": le coup de gueule de Philippe Devos face à la situation dans les hôpitaux

"On avait un an et demi pour revaloriser le métier d’infirmier, ça n’a pas été fait": le coup de gueule de Philippe Devos face à la situation dans les hôpitaux
© RTL INFO/BELGA IMAGE
 
 

Les chiffres de l’épidémie de Covid-19 sont en augmentation dans notre pays. La situation sanitaire inquiète les autorités qui sont réunies depuis 9 heures autour d’un nouveau comité de concertation. Face à la tournure que prennent les événements et notamment la situation dans les hôpitaux, l’intensiviste Philippe Devos regrette que rien n’ait été mis en place pour valoriser les métiers des soins de santé.

La situation sanitaire évolue dans notre pays, les chiffres sont en augmentation et cela inquiète le gouvernement. Un nouveau comité de concertation a débuté ce vendredi 3 décembre à 9 heures, une semaine après le précédent. De nouvelles mesures sont sur la table et celles-ci ont pour but de soulager les hôpitaux sous haute tension. "Dans les endroits de Belgique où les hôpitaux sont sous haute tension, c’est possible que ça ait des effets. Ce sont des mesures qui ont déjà montré des résultats précédemment", a souligné Philippe Devos, intensiviste au CHC de Liège, sur BEL RTL ce vendredi matin.

Compte tenu compte du contexte actuel, "tout le monde fait au mieux", dit-il. Mais il aurait fallu, selon lui, "mieux connaître les effets de la vaccination à long terme". Une donnée qui, il le concède, est impossible à savoir. "On est au bord de la saturation, voire à la saturation, en Flandre. Mais on n’est pas encore dans un scénario pire avec des triages, etc." Pour lui, il est donc temps de prendre de nouvelles mesures. "Pour le moment, je ne peux pas dire que les choses sont excessivement mal faites", conçoit-il.

Face à la tournure que prennent les événements, sa seule déception concerne la valorisation du métier d’infirmier. "On avait un an et demi pour revaloriser métier d’infirmier, remotiver certains infirmiers qui ne font plus ce métier à revenir… mais ça n’a pas été fait. C’était un travail de longue haleine sur une année et ça n’a pas été fait", regrette cet intensiviste au CHC de Liège.


 

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