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44 vols par avion et un mois de folie: cette entreprise liégeoise va capter le son de la coupe du monde en Russie

Les employés d'une entreprise Liégeoise se prépare à partir en Russie. Cette firme va travailler pendant les matches de la coupe du monde pour capter le son des rencontres. Ce sont des habitués, puisqu'ils participent à leur troisième mondial de football...Reportage dans le RTLinfo13H de Vincent Jamoulle et David Muller...

Des micros, des interphones, des tables de mixage, des casques audio, ce sont au total 20 palettes qui sont acheminées dans un semi-remorque vers la Russie. Une vingtaine d'ingénieurs du son, eux, s'envoleront quelques jours avant le début de la compétition, pour faire vivre l'événement par les oreilles.

Soixante micros seront installés dans chaque stade. L'objectif est de capter le plus de détails possibles. La tâche ne sera pas évidente, compte tenu du volume sonore qui règne sur le bord des terrains.

Gaëtan Crenier, administrateur, ingénieur du son: "Les fameux vuvuzelas de 2010, c'était nous. En 2014, il n'y en avait plus. On espère qu'en Russie, il n'y aura pas ce genre de choses. On a vraiment l'idée de donner aux téléspectateurs un maximum d'émotions, ressentir l'atmosphère des stades, les cris, les sons de ballons aussi, les réactions des joueurs: tout ce qu'on peut ressentir à la télé."

Pour cette société liégeoise, ce sera la troisième coupe du monde. C'est un argument de poids sur la carte de visite et un bon coup de stress aussi...

Maxime Van Gorp, responsable du marketing de l'entreprise: "C'est le plus grand événement au monde, après les jeux olympiques, peut-être, donc on ne peut pas se permettre le moindre souci en direct. C'est une grosse pression. C'est aussi le côté excitant dans l'aventure.


Installer une fois pour toute le matériel dans chaque stade serait trop facile. Le planning est un vrai casse-tête.

Gaëtan Crenier:"On ne peut pas laisser du matériel fixe qui est relativement coûteux dans des stades vides, donc à la fin de chaque match, le matériel sera expédié par avion dans le stade suivant. C'est une logistique assez complexe. 44 vols avec l'équipe qui bouge et le matériel."

Le montant du contrat avec la fédération internationale de football est de près d'un million d'euros, quasiment la moitié du chiffre d'affaire annuel.

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