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Brûlures au 2e degré, cloques, gonflements, rougeurs: Léa, 7 ans est victime du Fastum Gel, sa maman avait pourtant lu la notice

Brûlures au 2e degré, cloques, gonflements, rougeurs: Léa, 7 ans est victime du Fastum Gel, sa maman avait pourtant lu la notice
 

Le coktail Fastum + soleil peut s'avérer très dangereux... Voilà pourquoi la France a interdit un temps le Ketoprofene (la molécule active du Fastum). Le mélange est en fait allergisant. Il provoque l'apparition d'Eczéma qui peut prendre des formes aigues... ce qu'on appelle de la photosensibilisation... Cela prend la forme de brûlures profondes, des cloques sur tout le corps.

"Faites suivre un maximum afin de faire le moins de victime possible". Kristel, habitante de Jemeppe dans la région de Liège, souhaite avertir la population des effets secondaires liés à l’utilisation du Fastum Gel (qui soigne les tendinites ou les inflammations musculaires).

En France, le produit a été retiré de la vente en 2013. L’un des composants, le kétoprofène, ne fait pas bon ménage avec le soleil.

 
"Ça lui faisait énormément de bien"

"Pour une bursite et sous conseil médical, j’ai appliqué du Fastum Gel sur le talon de ma fille", explique la maman de Léa, 7 ans. "Ça lui faisait énormément de bien. J’ai lu la notice médicale", précise la maman.

En lisant les précautions à prendre, elle comprend que sa fille ne doit pas être exposée au soleil deux semaines suivant l’application.

Kristel n’expose pas sa fille au soleil, du moins pas la zone concernée. "Je pensais que cela concernait juste la zone concernée ! De plus, elle avait quand même des chaussettes et des bottines."


"Ne me jetez pas la pierre"

La maman n’imaginait pas non plus qu’une exposition par temps nuageux pouvait être dangereuse aussi. "J’ai en effet vu après sur le flacon écrit en tout petit que cela était indiqué", reconnait la maman. "Ne me jetez pas la pierre, je suis certaine que vous non plus ne lisez pas TOUT ce qu'il y a d'écrit en très petites minuscules !"

Léa fait malheureusement partie des personnes peu nombreuses mais réelles chez qui l’application du Fastum Gel cause de graves problèmes.


Brûlée au 2e degré à cause du gel

"Ca a commencé par des démangeaisons terribles et des petites doses comme si elle était tombée dans des orties. 24 heures après, elle avait des gonflements et des rougeurs. Le jour suivant, des cloques d'eau se sont formées".

Aux urgences, la maman raconte qu’on lui a indiqué que sa fille était brûlée au 2e degré à cause du gel.Sans-titre-4
"Ensuite, cela a été de pire en pire !", raconte la maman. "Jamais je n’aurais imaginé ce jour-là que son cas pouvait s’aggraver."



La petite Léa est photosensibilitée

Une semaine après et malgré qu'elle n'est pas exposée du tout au soleil elle a eu des plaques sur l'autre jambe. De retour aux urgences, on annonce à Kristel que sa fille est photosensibilitée.

Tout cet été, elle doit être protégé un maximum du soleil. "Je vis où ? Dans une cave ?"

"Je ne sais pas pour combien de temps elle est photosensibilitée ni comment ça va se passer mais je vous partage ces photos afin de sensibiliser le plus de monde possible à la dangerosité de ce produit", conclut Christel.

 
"Ca n'arrive pas qu'aux autres"

Il faut être conscient que ça n'arrive pas qu'aux autres et que ce n'est pas rare un cas comme celui-ci.

Malgré ces manifestations et les spécialistes contactés, déjà en 2013, le médicament n'est pas considéré comme dangereux... La "balance bénéfice - risque" est positive selon l'Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS) si on informe correctement le public.

 
Des cas signalés malgré une notice adaptée

Les médecins ont été alertés et doivent mettre en garde le patient. Les pharmaciens doivent accompagner la vente du Fastum d'une note explicative. La notice a été adaptée, la boîte du médicament comporte aussi des avertissements... malgré ça, des cas sont toujours signalés...

Depuis 2000, plus de 60 notifications d'effets secondaires graves sont parvenue à l'Agence du Médicament... Soit 1 cas grave sur 1 million de prises. Trop peu pour interdire le médicament.

 
Trop de patients non notifiés

Les dermatologues sont beaucoup plus inquiets. Le professeur Tensted a réalisé des études sur le Ketoprofene. Ses conclusions sont sans appels, les risques d'allergies graves sont importants, et des cas, il en voit toutes les semaines ! Tous ne sont donc pas notifiés, là serait tout le problème…

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