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Coronavirus: Rosanna a pu rendre visite à son frère atteint du virus et en soins intensifs

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CORONAVIRUS

Chaque jour on vous donne le nombre de patients atteints du coronavirus qui sont toujours hospitalisés. Derrière ces patients, ce sont autant de familles inquiètes et parfois en souffrance car elles ne peuvent pas rendre visite à leurs proches. Un projet pilote est mené au CHC de Liège: trois familles ont pu rendre visite à des patients qui ont séjourné depuis plus d'un mois à l'hôpital. Une rencontre, enfin, pour mettre un terme à une solitude aussi lourde que la maladie.

Liège. Rosanna est soulagée. Après de 2 mois sans nouvelle, elle va enfin revoir son frère Luigi: "Je sais qu'on ne pourra sûrement pas l'embrasser, mais déjà le réconforter, lui apporter tout le soutien de la famille et des amis, c'est très important." Rosanna participe à un projet pilote où seules 3 familles sont autorisées à se rendre aux soins intensifs. Les patients choisis y sont hospitalisés depuis au moins 50 jours. Ils sont encore faibles mais non contagieux. Thiphaine Flamant est psychologue au CHC MontLégia. Elle fait savoir: "Pendant trois ou quatre semaines, on leur disait qu'ils étaient au bord de la mort et qu'ils n'avaient pas le droit de venir les voir. C'est terrible à entendre."

40 jours d'intubation

Au bout du couloir, dans la chambre de Luigi, les retrouvailles ne durent que 15 minutes entre Rosanna et son frère mais elles sont un vrai soulagement. Rosanna raconte ses retrouvailles: "Et pour lui et pour moi, aussi bien pour son moral que pour le nôtre car depuis qu'on ne l'a plus vu depuis le 27 mars, c'est très difficile. Je l'ai trouvé fort changé. Ce n'est plus le même homme. Il a très difficile à s'exprimer. Fatalement, il a été intubé durant plus de 40 jours."

La maladie n'a pas disparu

Une expérience rassurante alors que les séquelles psychologiques pour le patient comme pour la famille peuvent être importantes. "La famille s'est sentie impuissante et l'être humain ne supporte pas l'impuissance. Cela a un impact sur le stress", précise Thiphaine Flamant. Si 4 patients ont pu quitter cet hôpital depuis hier, il reste 13 cas positifs et pour les médecins la confirmation que ce virus peut encore frapper n’importe où, à chaque instant. Laurent Jadot est médecin réanimateur aux soins intensifs du CHC MontLégia: "Pas plus tard que ce week-end, on a eu un patient qui a dû s'infecter dans la semaine Il est arrivé très malade. Il aura très certainement le même parcours que les autres. La maladie n'a pas disparu, c'est certain."

Si elle s’avère concluante, cette expérience pourrait être renouvelée dans les prochains jours. Elle permettra de briser la solitude des patients et de les encourager dans leur nouveau combat.

 

 

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