Coup de massue pour les employés de l'entreprise Munters: une fermeture du site de Dison est "envisagée"

Ce coup de massue pour les travailleurs de l'entreprise Munters. Elle envisage de fermer son site de Dison. 211 personnes pourraient perdre leur emploi.

Depuis des mois, les bilans financiers sont dans le rouge. Les employés de l'entreprise Munters située à Dison, s'attendaient à une restructuration, mais pas à une fermeture.

"Cela a été le coup de massue pour tous les gens. On a été vraiment. C'est dur, vraiment dur...", témoigne un employé.

"Moi, j'ai refusé des emplois parce que je savais qu'ici, je pouvais finir ma carrière et maintenant, tout est terminé", regrette un autre.

En 2016, Munters a décroché un gros contrat: la fabrication de refroidisseurs pour les data centers de Facebook. Le volume de travail a fortement augmenté. D'un coup, il y a eu beaucoup d'heures supplémentaires, des prestations les week-ends, de nombreux intérimaires. Pour les syndicats, la gestion n'était pas à la hauteur.

"Il y a eu des problèmes dans les achats. Je pense que les directions ont changé plusieurs fois. Au niveau des ateliers, toutes les informations ne remontaient pas et quand des représentants du personnel dénoncent ces faits. C'est parfois très difficile à entendre d'une multinationale", détaille un travailleur.

Ces dernières années, plusieurs concurrents chinois sont venus sur le marché. Depuis 2011, l'entreprise est la propriété d'un fond de pension suédois.

"Nous sommes dirigés par des financiers, et à partir du moment, où vous ne faites pas un bénéfice d'au minimum 20%, cela ne les intéresse plus", dénonce un syndicat.

Le bâtiment est récent. Le marché de la qualité de l'air dans les data centers est en pleine expansion. De quoi espérer peut-être l'arrivée d'un repreneur.

"Cela pourrait être envisageable, mais évidemment à condition que tous les partis autour de la table le souhaitent et là on a un gros doute", craint un syndicat.

Ce mardi soir, au cours d'un conseil d'entreprise extraordinaire la direction a demandé aux syndicats de signer une clause de confidentialité: le but était de préserver la cotation du groupe sur les marchés boursiers.

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