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Des habitants de Malmedy s'opposent farouchement à l'installation d'une antenne GSM près de chez eux

A Malmedy, une antenne GSM fait débat. Elle doit être bientôt installée à 50 mètres à peine de certaines habitations. C'est apparemment légal, mais ce n'est pas du tout du goût de plusieurs riverains. Ils font donc tout pour contrecarrer ce projet.

Imaginez un pylône métallique de 35 mètres de haut à seulement 50 mètres des premières habitations. En plus du coup de poing dans l’œil en milieu rural, commence rapidement alors les questions qui fâchent. "Ma fille de 3 ans qui se trouve à l'étage aura une vue directe sur cette antenne. La première chose qu'elle verra quand elle ouvrira ses stores, c'est une antenne de 36 mètres de haut qui est esthétiquement très laide, et qui émet énormément d'ondes. Peu importe ce qu'on en dit, c'est une crainte par rapport à la santé", explique Xavier Dannemark, un riverain de Malmedy.

Autre remarque: l’antenne se trouve à 200 mètres d’une école. Les parents apprécient moyennement la future présence du pylône. "Ça m'inquiète. Maintenant je n'ai pas fait des recherches. Mais c'est clair qu'à côté d'une école on s'interroge quand même", confie une maman rencontrée à la sortie des classes.

Pas d'inquiétude selon les scientifiques: les normes belges sont strictes

Alors, que dit la loi ? Les normes imposées par la Wallonie sont en réalité bien plus strictes que les règles européennes et internationales.

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande une puissance maximale de 43 volts par mètre. Notre région impose quant à elle 3 volts par mètre. Pas plus.

Ça pourrait être convaincant et rassurant… mais un scientifique que nous avons interrogé reconnaît que les doutes sont permis, même si aucune étude n’a démontré qu’il y avait un danger.

Alors nous lui posons la question franchement: faut-il avoir peur ? "Non. Je dirais qu'au niveau d'exposition que génèrent les antennes relais, même pour les riverains qui habitent à proximité directe d'une antenne, on reste à des niveaux qui sont faibles, et même très faibles par rapport aux niveaux recommandés au niveau international", estime Benjamin Vatovez, responsable de la cellule champs électromagnétique à l'Institut scientifique de service public.

Peu de chances que les riverains gagnent leur bataille

Lundi prochain, l’enquête publique sera clôturée et la commune pourra émettre un avis. Mais les riverains sont lucides: ils ont déjà perdu quelques batailles, comme celle d'il y a plusieurs années, celle d’enterrer les lignes haute-tension… celles-là même qui aujourd’hui font partie du paysage.

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