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Galaad poussé du toit d'un immeuble de 27 étages en 2017 à Liège: l'accusé condamné à 25 ans de prison

Galaad poussé du toit d'un immeuble de 27 étages en 2017 à Liège: l'accusé condamné à 25 ans de prison
©Belga
 
 

Reconnu coupable de vol avec circonstance aggravante de meurtre commis sur Galaad Titeux, H. D. a été condamné mardi après-midi par la cour d'assises de Liège à une peine de 25 ans de prison et à une mise à disposition du TAP de 10 ans. H. D., un Liégeois de 20 ans qui était âgé de 16 ans au moment des faits, avait aussi commis le viol d'une adolescente de 16 ans et plusieurs autres faits violents.

RAPPEL DES FAITS

H.D. présente une personnalité antisociale et un risque de récidive maximal, ont indiqué jeudi après-midi les experts psychologue et psychiatre devant la cour d'assises de Liège. Il souffre d'héboïdophrénie, une schizophrénie à fonctionnement psychopathique. C'est la maladie chronique la plus grave, de par sa dangerosité. La conclusion du psychiatre est formelle: H.D. doit être interné.

Galaad Titeux, un Liégeois âgé de 18 ans, avait été poussé du toit d'un immeuble de 27 mètres de haut la nuit du 5 juillet 2017, sur le site désaffecté de l'ancienne dentisterie de l'hôpital de Bavière à Liège. H.D., l'accusé, était âgé de 16 ans au moment des faits.Le psychiatre Sébastien Verdicq et le psychologue Laurent Devoitille ont examiné la personnalité de H.D. Selon ces experts, H.D. représente un cas d'école de la personnalité antisociale, autrefois appelée personnalité psychopathique. Le psychologue a exposé que l'accusé a été peu collaborant lors des examens et a toujours été sur la réserve. H.D. banalise tous les faits qu'il a pu commettre par le passé. Il se présente comme une victime innocente du système judiciaire.

La personnalité de H.D. est décrite par le psychologue comme fragile et immature, avec des traits paranoïaques. Il est incapable de se conformer aux normes sociales et de les intégrer. Il présente les traits de personnalité antisociale, avec un mépris des autres, une absence de remords et une impulsivité. Le psychologue estime que son risque de récidive de comportements violents est maximal, notamment en raison de son absence de remise en question.

Le psychiatre a relevé que H.D. ne présente pas de thématique délirante ou d'hallucinations. Dans ses discours, ses propos s'accélèrent et il est incapable de décrire ses émotions. Il n'a pas d'empathie pour la victime. Mais il a besoin de reconnaissance et des autres pour exister.

"Un cas d'école"

"C'est un cas d'école de la personnalité antisociale. Il a un fonctionnement psychopathique impulsif. Il ne comprend pas ce qu'on lui veut et ses comportements délictueux semblent évoluer crescendo. Il souffre d'un grave trouble de la personnalité psychopathique. Mais l'analyse comportementale montre que le problème est plus profond qu'un simple trouble de la personnalité. Il est un impulsif qui passe à l'acte. H.D. souffre de psychose, une maladie mentale grave", a analysé le psychiatre.

Pour le psychiatre, la maladie mentale grave dont souffre H.D. est l'héboïdophrénie, une schizophrénie à fonctionnement psychopathique. L'expert a précisé, en répondant aux questions légales soumises par la loi, qu'il souffrait au moment des faits d'un trouble mental qui a aboli sa capacité de discernement. Il existe un lien de causalité entre son trouble mental et les faits, liés à son comportement impulsif."

H.D. vit dans son monde et il a sa propre réalité. Du fait de son trouble mental, il présente un risque de commettre de nouvelles infractions. L'héboïdophrénie est une maladie chronique, la plus grave, de par sa dangerosité. Il n'existe pas de solution thérapeutique. En raison de la présence d'une maladie mentale chronique et d'une dangerosité, il n'y a pas d'autre alternative que la mesure d'internement", a ajouté l'expert.Les auditions des témoins reprendront vendredi matin.




 

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