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Grève chez les pompiers de Liège: plusieurs postes avancés fermés

 
 

Un nouveau mouvement de grève a été entamé vendredi matin au sein de la zone de secours Liège Zone 2 IILE-SRI. Les postes avancés de Grâce-Hollogne, Hermalle-sous-Argenteau, Grivegnée et Flémalle sont fermés, a indiqué vendredi Misikir Corhay, président de la délégation CGSP au sein de l'intercommunale d'Incendie de Liège et Environs (IILE).

Les délégations syndicales CGSP et SLFP de la zone de secours Liège Zone 2 IILE-SRI ont annoncé vendredi qu'un nouveau mouvement de grève a débuté ce 31 décembre à 08h00 et ce, pour une durée de 24 heures. Sur les 80 pompiers prévus pour assurer la garde du jour, seuls 34 sont en service. Les postes avancés de Grâce-Hollogne, Grivegnée, Hermalle-sous-Argenteau et Flémalle sont fermés. Les éléments dénoncés dans le préavis de grève sont les mêmes que ceux déjà avancés à l'occasion du premier mouvement de grogne le 24 décembre dernier. Le personnel dénonce ainsi des procédures disciplinaires abusives envers deux agents; une entrave au droit de grève, à la concertation, au dialogue social et aux prérogatives syndicales; un manque de communication sur l'assurance accident de travail; le manque de personnel d'une manière générale et la suppression abusive des congés du personnel; le manque de moyens et de personnel durant la gestion des inondations ainsi que la présence d'amiante dans 75% des murs de la caserne Ransonnet (Liège). Les délégations syndicales, qui déplorent l'absence de contact avec l'autorité à la suite du mouvement du 24 décembre, encouragent la direction à les inviter autour de la table afin de discuter des griefs et revendications du personnel. Celui-ci réclame notamment une couverture accident du travail adaptée à la profession et aux risques encourus en tant que pompier. Ce problème est particulièrement mis en évidence depuis un incendie survenu en mai 2020, à Neupré, à la suite duquel un pompier a dû être amputé. "Il n'est pas concevable qu'un pompier blessé en intervention doive assumer certains frais médicaux consécutifs à son accident de travail. Ces frais médicaux, non pris en charge par l'assurance de notre employeur, s'élèvent parfois à plusieurs milliers d'euros", relève le front commun syndical, qui réclame également "la défense des collègues visés par le projet fédéral de licenciement, dans le cadre de la vaccination contre le Covid-19, alors que nous manquons déjà cruellement de personnel".

Les syndicats évoquent ainsi que 20% du personnel risqueraient de se faire licencier. Ils regrettent, par ailleurs, "l'absence de réelle concertation sociale pour les décisions importantes, notamment vis-à-vis de la santé et de la sécurité des travailleurs". Les syndicats ajoutent que, sans réaction de l'autorité, d'autres actions pourraient suivre. Comme le 24 décembre, la direction a sollicité le gouverneur de la province de Liège afin de procéder à des réquisitions de personnel. Au cabinet du gouverneur, on confirme que 16 réquisitions ont été signées afin d'assurer un service minimum.  


 




 

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