Grève nationale du 13 février: Liège, ville morte?

Grève nationale du 13 février: Liège, ville morte?

Le travail sera à l'arrêt dans de très nombreuses entreprises liégeoises, tous secteurs confondus, à l'occasion de la journée de grève nationale le 13 février prochain. Les travailleurs revendiquent notamment de meilleures conditions salariales, annoncent vendredi la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien et la FGTB Liège-Huy-Waremme dans un communiqué commun.

De l'industrie aux administrations et aux transports en commun en passant par la logistique et la construction, la grève s'annonce soutenue en région liégeoise. Selon les organisations syndicales, le secteur non-marchand sera également fortement touché et une action spécifique visera les hautes écoles d'enseignement pédagogique.

A titre d'exemple, l'organisme de contrôle aérien Skeyes (anciennement Belgocontrol) a déposé un préavis de grève tandis que le mot d'ordre de fermeture est donné pour les galeries et grandes enseignes commerciales.

La distribution du courrier sera également perturbée.

Les citoyens qui, chaque jour, travaillent dur (...) devraient donc se contenter d'un petit 0,8% alors qu'aucun plafond n'a été fixé pour les dividendes accordés aux actionnaires.

Les travailleurs exprimeront leur mécontentement aux organisations patronales ainsi qu'au gouvernement fédéral vis-à-vis de la nouvelle loi salariale. "Celle-ci comporte énormément de dispositions contestables dont nous voyons les résultats aujourd'hui", dénoncent Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral CSC Liège-Verviers-Ostbelgien et Jean-François Ramquet, secrétaire fédéral FGTB Liège-Huy-Waremme.

"D'après les calculs effectués sur la base de la loi salariale précédente, la marge d'augmentation salariale aurait dû être de 1,8%. Or, la loi actuelle limite cette augmentation à 0,8% notamment parce qu'elle interdit, lors du calcul de la marge salariale, de tenir compte des réductions de cotisations et des subsides salariaux accordés aux entreprises. Les citoyens qui, chaque jour, travaillent dur pour gagner leur croûte et rémunérer les actionnaires devraient donc se contenter d'un petit 0,8% alors qu'aucun plafond n'a été fixé pour les dividendes accordés aux actionnaires." Dans de telles conditions, les syndicats ajoutent qu'aucun accord interprofessionnel n'est possible à ce stade. "Il s'agit aussi de trouver des réponses concrètes pour augmenter le salaire minimum et les allocations sociales les plus basses, pour redéfinir un cadre pour des fins de carrière décentes, pour améliorer les possibilités de combinaison entre le travail et la vie privée et améliorer la mobilité dans notre pays."

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