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Huy: une institutrice poursuivie pour avoir saccagé l'appartement de sa rivale

Huy: une institutrice poursuivie pour avoir saccagé l'appartement de sa rivale

Une Tihangeoise âgée de 48 ans a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Huy pour répondre de faits de coups, de menaces, de violation de domicile et de destruction. Cette institutrice d'une école de la région de Huy avait été opposée dans une bagarre avec l'ex-maîtresse de son mari. Elle avait aussi entièrement saccagé l'appartement de sa rivale.

La prévenue n'avait pas supporté d'apprendre l'infidélité de son mari. Une première scène violente l'avait opposée à sa rivale le 12 août 2016 lors de laquelle des coups avaient été échangés devant l'appartement de la maîtresse.

La prévenue avait aussi proféré des menaces de mort à l'égard de celle-ci et de ses deux enfants.La scène la plus grave s'était déroulée le 8 octobre 2016 au retour d'une soirée lors de laquelle la prévenue avait consommé de l'alcool. Accompagnée de son fils âgé de 28 ans, elle s'était rendue durant la nuit chez l'ex-maîtresse de son mari et avait pénétré de force dans son appartement en brisant la porte d'entrée avec un extincteur.


Elle a estimé avoir été provoquée, manipulée et humiliée

Estimant avoir été provoquée, manipulée et humiliée, la prévenue avait décidé de saccager l'appartement de sa rivale, absente cette nuit-là. L'ensemble du mobilier avait été retourné ou brisé. Trois policiers étaient intervenus pour maîtriser la dame qui avait encore commis des faits d'outrages à leur égard.

Les parties civiles, la propriétaire et la locataire de l'appartement, ont qualifié la scène de "carnage" survenu dans un contexte extrêmement violent.

Le parquet a pour sa part relevé que la prévenue avait adopté des comportements violents répétitifs et qu'elle avait menacé de mort les enfants de sa rivale.Une peine de 12 mois de prison avec sursis a été requise à son encontre. Faute d'indices suffisants, le parquet a proposé l'acquittement du fils, poursuivi pour les faits de destruction.La défense a évoqué un contexte de provocation ressenti par sa cliente. Il a sollicité la suspension du prononcé ou une peine de probation autonome.Le jugement sera prononcé le 22 mars.

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