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L'émouvant témoignage d'Odette, 81 ans, accueillie dans une famille qu'elle ne connaissait pas: "Vêtements, lunettes, médicaments, logement, ils m'ont tout donné" (vidéo)

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Des milliers de sinistrés ayant tout perdu doivent à présent être relogés. Rien que pour la ville de Verviers, cela concerne entre 10 et 15.000 personnes. Certains ont pu dans un premier temps bénéficier de l'aide d'inconnus. C'est le cas d'Odette, une habitante de Trooz de 81 ans. A l'entendre, elle a été accueillie comme un membre de la famille.

La petite maison d'Odette, une habitante de Trooz de 81 ans, a été entièrement inondée, y compris au 1er étage. Le jour des inondations, elle a dû être évacuée d'urgence. "Des voisins m'ont aidée, et j'ai été évacuée par la fenêtre puis mise dans une barque", raconte-t-elle.

Auscultée par les pompiers, l'octogénaire était en bonne santé, elle n'a donc pas été emmenée à l'hôpital. Commencent alors de longues heures d'errance pour Odette qui ne sait où aller. La dame est d'abord envoyée à Vaux-sous-Chèvremont, puis, le soir, à Beyne-Heusay, dans un centre. "Il y avait des lits de camps, mais je ne pouvais pas dormir là-dessus à mon âge", relate-t-elle.

C'est là que la chance sourit à Odette. "Il y avait une annonce qui demandait si des gens pouvaient prendre quelqu'un. J'ai eu la chance de tomber sur des gens formidables. Je n'avais plus rien et ils m'ont donné les vêtements de leur grand-mère qui venait de mourir. Ils m'ont logée, m'ont payé un téléphone, une paire de lunettes, des médicaments", décrit Odette, émue par tant de sollicitude à son égard.

Odette est désormais logée et nourrie gratuitement dans le sanctuaire de Banneux, mis à disposition par la commune pour environ deux mois. Mais les liens créés avec ses hébergeurs ne sont pas rompus pour autant. "Ils viennent même me voir dimanche", se réjouit Odette.

Odette pense qu'à l'issue de cet hébergement, elle ira en maison de repos. Plus tôt que prévu, donc. "Je n'ai pas d'autres solutions. Il faut que je le prenne comme ça. J'espérais rester dans ma petite maison, j'avais ma petite voiture, je me débrouillais pour tout. Maintenant, c'est fini. Je dois bien l'admettre, il n'y a rien à faire", se résigne-t-elle.




 

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