En ce moment
 

La sécurité des policiers, un enjeu majeur à Liège? Trois policiers ont été tués cette année

En région liégeoise, la sécurité des policiers est l'un des enjeux de la campagne électorale. Cette année, trois agents ont été tués à Liège et à Spa dans l'exercice de leurs fonctions. Alors comment vivent et se préparent les policiers dans les différentes zones ? Samuel Ledoux et Aline Lejeune se sont rendus dans plusieurs commissariats pour le RTL info 13H.

Le nouvel hôtel de police de Liège a été pensé lorsque le pays était au niveau 3 de la menace terroriste. C’est un lieu d’accueil ultra-sécurisé équipé de portes blindées de plusieurs centimètres et même d’une zone de repli pouvant résister aux attaques d’envergure.


La sécurité pour les policiers et la population

"Nous avons une dizaine de caméras sur le site, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Nous avons aussi la possibilité de rendre les vitres opaques en cas d’agression ou de fait grave, ensuite le bas du comptoir est anti-balle et les vitres anti-effraction", détaille Philippe Defosse, le responsable du service accueil.

556.500 euros ont été investis. 26 policiers se relaient ici 24h/24, 7 jours sur 7. C’est un lieu d’accueil indispensable dans une grande ville. "On se trouve en sécurité, s’il faut attendre", commente d’ailleurs une citoyenne.

A quelques kilomètres de là à Blegny, le travail des policiers est davantage tourné vers la proximité. Le contact avec la population est primordial.

"Chaque policier de quartier dans la zone de police a un GSM. La population a ce numéro et elle peut toujours contacter son policier de quartier lorsqu’elle rencontre une difficulté", souligne Alain Lambert, le chef de corps à la police Basse-Meuse.


Grande criminalité et problèmes locaux

Une haie trop haute, un vol dans le jardin, une contravention, les policiers de quartier sont sollicités en permanence. "La police doit quelque part faire le grand écart entre des problèmes de grande criminalité, des bandes organisées. Nous sommes tout près de Maastricht, il y a des problèmes de drogue notamment. Mais il y a aussi des problèmes très locaux ou de quartiers", résume Marc Bolland, le bourgmestre de Blegny.

En moyenne, le commissariat de Blegny reçoit trois plaintes par jour. A Liège, c’est 14 fois plus. Pour réduire le temps d’attente, des écrans interactifs ont été installés dans l’hôtel de police.

Vos commentaires