Le conflit se poursuit chez Mecamold: les ouvriers, à bout, sont en grève depuis 50 jours

La société, spécialisée dans le moulage de pneus, est occupée par les ouvriers depuis une cinquantaine de jours. Ces derniers refusent le plan de suppression d'emplois proposé par l'entreprise.

Demain, cela fera donc cinquante jours que les ouvriers de Mecamold sont en grève. Ils luttent contre la suppression d'un tiers des emplois et la remise en cause d'acquis sociaux par les dirigeants de l'entreprise, basée à Herstal. 

44 personnes vont perdre leur emploi et le dialogue social est au point mort. Ce qui force les ouvriers à occuper le bâtiment depuis le 20 novembre, et ce 24 heures sur 24. "Je ne comprends pas comment des gens qui ne nous connaissent ni d'Eve ni d'Adam viennent nous voir et nous balaient comme cela, d'un claquement de doigt", résume Patrick Veglia, qui travaille chez Mecamold depuis 33 ans. "Merci à Bridgestone, merci à ces familles-là de détruire notre vie, à nous tous", déclare-t-il ensuite, devant un cimetière improvisé devant l'entreprise.

Dès le début du conflit social, les ouvriers se sont relayés jour et nuit, dans un abri de fortune construit à-même le site, y compris durant les fêtes de fin d’année. "On reste ici jour et nuit, pas pour faire un barrage, mais pour faire un acte de présence, uniquement", explique Sergio Salieri, employé chez Mecamold.

Après deux mois d'occupation, les ouvriers sont à bout et ne cachent pas leur désarroi. La direction française souhaite toujours privilégier le dialogue social et devrait rencontrer le personnel ce lundi.

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