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Liège: des échauffourées entre Kurdes et Turcs lors d'un rassemblement font un blessé

Liège: des échauffourées entre Kurdes et Turcs lors d'un rassemblement font un blessé

Après l'offensive turque en Syrie, plusieurs centaines de Kurdes se sont réunis sur la place Saint-Lambert à Liège. Le rassemblement a dégénéré et fait un blessé malgré une présence policière.

Environ 200 Kurdes, selon une estimation de la police, se sont réunis vendredi à partir de 17h00 sur la place Saint-Lambert, à Liège, pour dénoncer l'offensive turque dans le nord-est de la Syrie. Un petit groupe de Turcs, munis de drapeaux, était également présent, séparé des manifestants par un cordon policier, a indiqué la police de Liège. Mais en fin de journée,  des échauffourées ont malheureusement éclatées malgré la présence renforcée de 70 policiers. "Une personne a été blessée et transportée à l’hôpital. L’enquête est en cours pour identifier l’auteur", indique la police de Liège. La police a dispersé les manifestants. Le calme est revenu sur l’esplanade de la place Saint-Lambert en début de soirée. 

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Il s'agit du deuxième rassemblement kurde en deux jours à Liège. "Nous ne voulons pas des djihadistes d'Al Qaïda dans notre région", revendiquaient sur une banderole les manifestants kurdes, qui distribuaient également des tracts dénonçant la décision "irresponsable" de Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie et les "plans de nettoyage ethnique du régime d'Erdogan" à l'encontre des Kurdes.


 

Lundi, les troupes américaines stationnées dans le nord-est de la Syrie ont commencé à se retirer de la zone, laissant la voie libre aux militaires turcs. Mercredi, la Turquie a lancé, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte anti-djihadistes, faisant fi des mises en garde internationales. Ankara insistait auparavant pour que les Forces démocratiques syriennes (FDS), menées par des Kurdes, se retirent de la zone syrienne frontalière de la Turquie, arguant qu'elles étaient liées au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme organisation "terroriste" par Ankara, Washington et l'Union européenne.


 

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