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Liège: un taux de gaz radioactif anormalement élevé dans une école communale

A l'école communale de Modave, en province de Liège, des tests ont révélé que le radon, un gaz radioactif, a une concentration quatre fois supérieure à la normale. Les autorités communales attendent une seconde analyse dans les prochains jours.

Environ 1% des habitations belges contiennent du radon, un gaz radioactif. Ce gaz peut, à forte concentration, augmenter les risques de cancer du poumon. L'agence fédéral de contrôle nucléaire a détecté un taux anormal de gaz radon dans deux classes dans l'école communale de Modave, en province de Liège. Nos journalistes Vincent Jamoulle et Francois-Xavier Vanleeuw sont partis à la rencontre des parents d'élève et des autorités communales pour le RTLINFO 13H.

La commune de Modave est très exposée à ce gaz radioactif venant du sol, raison pour laquelle des appareils ont été placés dans les deux classes concernées pour surveiller le taux de radioactivité. Des tests récents ont révélé une concentration de radon quatre fois supérieure à la normale.

Pour l'heure, les autorités communales attendent une seconde analyse avant de se prononcer sur la question. "Ca ne sert a rien d'aller lancer la panique partout, alors qu’il y a du radon à Modave partout, ça ne nécessite pas une évacuation, nous avons pensé que c’était mieux de prévenir les parents une fois que nous aurons les deuxièmes mesures", nous explique Anne Duchêne, échevine de l’Enseignement pour le RTLINFO 13H.

Une réunion d'urgence réunissant parents d'élèves, autorités communales et experts se tiendra ce vendredi soir pour informer les parents, et ils pourront également poser des questions aux experts.

Les autorités communales s'étaient déjà mobilisées dès les premiers résultats des tests. "Dès la première mesure, nous avions déjà conseillé aux institutrices d’ouvrir les fenêtres, d’aérer mieux les classes et je pense que ça peut apporter beaucoup de solutions au problème", ajoute l'échevine de Modave.

Les autorités communales appréhendent d'emblée l'éventualité d'un second test positif. "Si la deuxième analyse confirme la première, des travaux pourraient être réalisés pour améliorer l’aération des locaux", nous confie Anne Duchêne.

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