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Coronavirus: les bourgmestres de villes touristiques comme La Roche-en-Ardenne et Durbuy veulent sévir dans leur commune

 

Les bourgmestres devraient être au centre du dispositif pour limiter la propagation de la maladie. Il devrait pouvoir cibler les situations critiques, les contrôler et les sanctionner, voire confiner localement. Et dans les communes touristiques, les bourgmestres attendent les directives avec impatience. Exemple en province de Luxembourg...

Ce matin, dans les rues de La Roche-en-Ardennes, il y avait déjà pas mal de monde. Mais visiblement, c'était encore pire hier hier. 

"On était vraiment serrés comme dans des boîtes à sardines", note une passante. "C'est incroyable parce qu'il y a du monde partout", ajoute un autre. "On ne sort pas trop dans la grand-rue quand il y a beaucoup de gens et on a le masque", ajoute une troisième.

En cette période, la population de la Roche a presque décuple : de 4.000 habitants à près de 40.000. Conséquence : pas facile de faire respecter toutes les mesures, "parce qu'il y a une petite concentration de différents commerces et puis à un moment donné ben on a plus vraiment le mètre cinquante de distanciation, et là ça devient du peu plus compliqué", explique Guy Gilloteaux, bourgmestre de La Roche-en-Ardenne.

Le bourgmestre aimerait donc plus de contrôles policiers dans sa commune mais pour cela il a besoin de renforts. 

À Durbuy aussi, les touristes sont là : en cette période, il y a quatre fois plus de monde que pendant le reste de l'année. Et dans les petites rues, cela pose problème. Le bourgmestre envisage donc d'imposer le masque en rue. 

"Je l'ai déjà obligé donc pour le marché de la petite batte à Bomal, qui draine des milliers de personnes tous les dimanches matins. Et ici, j'envisage effectivement de pouvoir l'imposer dans des ruelles, explique Philippe Bontemps, bourgmestre de Durbuy. Je suis vraiment content qu'au niveau fédéral et régional, on veuille donner plus de pouvoirs aux bourgmestres puisque le bourgmestre connaît la réalité du terrain et peut prendre des mesures qui collent à la réalité du terrain qu'il connaît bien". 

Mais pour prendre ce genre de décision, ces bourgmestres attendent donc plus de soutien de la part du gouvernement fédéral. 

 

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