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Des compteurs d'eau intelligents à Libin inquiètent certains habitants: la commune explique leur utilité

 
 

Polémique à Libin, en province de Luxembourg, où la commune est en train d'installer des compteurs d'eau dits "intelligents". Des appareils qui doivent notamment permettre de faciliter les relevés d'index. D'autres villes pourraient faire de même. Le problème, c'est que certains habitants craignent pour leur santé et refusent ces nouveaux compteurs.

L'objet de la polémique se trouve dans la cave d'Etienne. "Rien de bien différent avec le précédent, si ce n'est qu'il est blanc", indique-t-il.

Un compteur d'eau intelligent que l'habitant de Redu regrette d'avoir laissé installer. "Je n'y avais vu aucune objection car je ne faisais pas le rapport. Ce n'est que par la suite, en parlant avec mon épouse, que j'ai compris que ce compteur émettait des ondes", raconte Etienne.

Les ondes inquiètent également d'autres habitants du village. L'épouse de Patrick se présentent comme étant électrosensible, le couple va donc refuser le dispositif.

"J'ai une hypersensibilité qui a été prouvée et qui a eu à moment donné des répercussions sur la thyroïde", explique Tessa. "Au plus il y a d'ondes qui viennent de tous les côtés, au plus la santé prend un coup."

"Si on refuse le compteur, on est obligé d'installer à nos frais une cabine à l'extérieur qui protège le compteur", assure Patrick. 

Pour la commune, qui gère son propre réseau d'eau potable, ces compteurs permettront une économie. "Au lieu de payer des étudiants ou de demander au fontainier de faire des index et d'envoyer des toutes-boîtes, en une heure on fait un village. Notre fontainier passe avec une tablette et un logiciel, et tous les index sont automatiquement introduits dans la tablette", précise Anne Laffut, la bourgmestre de Libin.

"La bourgmestre a autorisé à la population de pouvoir refuser le compteur, mais la question est la suivante: a-t-elle le droit de faire payer aux consommateurs 300 ou 3000 euros pour mettre un compteur à la rue alors que ces personnes-là avaient un compteur qui fonctionnait parfaitement chez elles", s'interroge Céline Roger, la représentante du collectif "Ondes Libin".

Le collectif dit s'appuyer sur des études démontrant le danger des ondes électromagnétiques, mais d'autres experts jugent ces compteurs moins dangereux qu'un smartphone. En attendant une clarification juridique, la commune poursuit l'installation chez les habitants qui le souhaitent.




 

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