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A cause de la sécheresse, une famille se retrouve sans eau (ou presque) à Mozet: "Les douches ne durent que quelques secondes"

Compte tenu de la sécheresse qui sévit actuellement sur notre territoire, les citernes d'eau de pluie se vident. Lorsque c'est la seule source de consommation des ménages, cela devient un sérieux problème.

A Mozet, près de Namur, une famille se retrouve dans l'embarras depuis le début de la sécheresse. La cuve d’eau de pluie est à sec depuis plusieurs jours. Elle voudrait donc se raccorder au réseau communal, mais ça coûte très cher. De plus, la société qui gère la distribution d'eau refuse de prendre ces travaux en charge. 

Face à cela, la famille organise son quotidien avec 5m3 d’eau prêtés par un voisin raccordé au réseau. "Les douches ne durent que quelques secondes. On se savonne et on se rince. Les bains pour le moment c'est hors de question. On a une petite piscine, on met 2 cm d'eau historie que les enfants puissent s'éclabousser un petit peu mais ça se limite à ça", explique Marie. Avant d'ajouter: "On récupère l'eau du séchoir à condensation pour arroser les plantations".

La commune certifie que le quartier est assez desservi en eau. Selon elle, il n'y a donc pas de nécessité de mettre en place une extension.

Pourtant, le couple souhaite être raccordé au réseau. Plusieurs solutions s’offrent donc à eux. Ils peuvent décider de creuser une tranchée jusqu’à la canalisation qui alimente le village ou encore de ponter l'eau sur des voisins déjà raccordés. Ces options d’extension représentent des coûts exorbitants.


Qui pour prendre la facture en charge ?

"La longueur à parcourir serait de 174m, et chaque mètre coûterait 270 euros. On arrive donc à près de 47.000 euros", déplore la mère de famille.

Pourtant, du côté de la société wallonne des eaux, on affirme que c'est le prix des infrastructures. Pour pouvoir amortir ses coûts, la Société wallonne des eaux ne peut pas se permettre de prendre en charge cette facture. Les pompiers ont, quant à eux, refusé d’alimenter la cuve jugeant la situation non urgente.

"Nous pouvons venir pour installer le raccordement et les canalisations. Libre à ces personnes de faire appel aux entrepreneurs de leur choix", indique le porte-parole de la société wallonne des eaux. 

Marie a interpellé la Région wallonne, le ministre Carlo Di Antonio, les députés mais personne ne bouge. La prochaine étape sera l’action en justice.

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