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Des explosifs sur le site de la future prison de Sugny: qui paiera leur évacuation?

Plusieurs tonnes d'explosifs et feu d'artifices doivent être évacués d'un site à Sugny, dans la commune de Vresse-sur-Semois. On va y on construire une prison. Problème: la société à laquelle ils appartiennent est en faillite. Qui va donc débourser un million d'euros pour les évacuer?

Exceptionnellement, des responsables communaux ont dévoilé pour le RTLinfo 13 heures l’intérieur d'une ancienne base de l’OTAN. Elle accueillera la future prison de Sugny (Vresse-sur-Semois). Dans plusieurs bunkers se trouvent, selon le ministre de l’Économie, 2000 m³ de produits pyrotechniques. Essentiellement, des feux d’artifice. Françoise Leboc (MR) est la bourgmestre de Vresse-sur-semois. Elle fait savori: "Ça doit absolument partir. On ne peut pas garder des produits qui sont périmés et qui ne sont plus bons à la vente et qui tournent vraiment en danger. Ce sont des explosifs quand même." L’administration fédérale prend en charge leur évacuation, mais une partie du stock provient d’une société en faillite qui louait les bunkers à la commune. Coût estimé pour emmener les explosifs et les détruire: 1 million d’euros, selon la bourgmestre. "La commune ne pourrait vraiment pas avancer cette somme. Nous sommes une petite commune de 27000 habitants. Les budgets sont quand même assez compressés", ajoute-t-elle.

La commune dispose d’une caution de 400.000 euros déposés par la société en question. Reste donc à trouver 600.000 euros. Selon la bourgmestre, tout doit être évacué avant le début de la construction de la prison en 2020. Georges Gilkinet, député fédéral: "Il a fallu beaucoup de temps. Ca fait des années que j’interpelle sur ce dossier pour que le SPF Economie se décide d’agir et détruire les explosifs les plus dangereux."

D’après le ministre de l’Economie, les produits les plus dangereux ont été évacués, soit au total 190m³.

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