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Deux jeunes se rencontrent sur Facebook et leur rendez-vous sur un parking tourne au cauchemar pour la jeune fille

Deux jeunes se rencontrent sur Facebook et leur rendez-vous sur un parking tourne au cauchemar pour la jeune fille

Le parquet de Namur a requis jeudi devant le tribunal correctionnel une peine de deux ans de prison à l'encontre d'un homme poursuivi pour viol et attentat à la pudeur sur une mineure de 15 ans, le 10 juin 2015, à Auvelais (Sambreville). Les deux individus s'étaient rencontrés sur les réseaux sociaux avant de se donner rendez-vous sur un parking.

A l'initiative de l'adolescente, le prévenu, âgé de 18 ans au moment des faits, a entamé une discussion avec elle sur Facebook avant de fixer un rendez-vous. Les deux jeunes se retrouvent sur un parking d'Auvelais où, à l'arrière de la voiture, de premiers attouchements ont lieu.

Le jeune homme demande ensuite à l'adolescente de lui faire une fellation, qu'elle exécute par crainte des représailles, selon elle. Elle quitte ensuite le véhicule en courant, mais elle est rattrapée. Ramenée à bord, elle est contrainte de faire une fellation à un autre mineur d'âge si elle veut récupérer son GSM, auparavant volé par le prévenu. La victime affirme avoir agi sous la contrainte. De son côté, la défense estime que l'adolescente était demandeuse.

Elle s'appuie notamment sur les conversations Facebook des protagonistes, affirmant que deux tiers des messages explicites provenaient de l'adolescente. Outre la prévention de viol, le prévenu est également poursuivi pour attentat à la pudeur avec menaces et/ou violence, dissimulation de son identité et de son âge, et proposition (compte tenu de sa majorité) de rencontre à une mineure via les réseaux sociaux.

Le parquet estime que toutes les préventions doivent être établies et requiert deux ans de prison en ne s'opposant pas au sursis probatoire. A l'inverse, la défense requiert l'acquittement pour la majorité des préventions à l'exception de l'attentat à la pudeur, mais estime qu'il n'y a pas eu de violence et/ou menace. Elle sollicite la suspension du prononcé. Le jugement sera prononcé le 28 juin.

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