La maison de Francis et Eugénie, un couple de retraités, menace de s'effondrer à cause du terril voisin: "Je n'ai pas envie de partir"

A Anderlues, une maison située à proximité d'un terril menace de s'effondrer. Les propriétaires sont désoeuvrés. Le dédommagement proposé leur paraît insuffisant. Ce couple de retraités ne veut pas quitter les lieux.

Le dernier glissement de terrain date d'il y a quelques semaines à peine. En une nuit, le terrain situé à côté s'est effondré de plusieurs mètres. Un processus enclenché depuis 2008 mais qui entraîne désormais des risques importants. "Cela se coupe comme des tranches de pain. Ici où on se trouve, il manque déjà 40 centimètres de terre. Et ici c'était tout plat, alors que maintenant on est déjà à la hauteur des bouleaux là-bas. cela devient très dangereux pour ma maison", indique Francis en observant la limite opposée du terrain voisin.

Dans les faits, ces terres peu stables subissent des pressions du terril tout proche. Face au danger, la commune a déclaré la maison inhabitable et une somme de 182.000 euros serait proposée en dédommagement au couple. Pour Francis, ce n'est pas de quoi faire face à la valeur émotionnelle du bien. "C'est notre vie. Cela fait 40 ans que nous sommes ici. Je n'ai pas demandé à être exproprié moi", déplore-t-il. "Je n'ai pas envie de partir, mais bon, il n'y a rien à faire", a ajouté Eugénie, son épouse, en larmes.

Aujourd'hui, c'est le comité d'acquisition des biens de la Région wallonne qui a rendu son expertise quant au montant. De son côté, le bourgmestre se dit démuni. "En valeur vénale pure, on n'est pas loin de 182.000 euros. Moi si je pouvais donner plus, ou faire donner plus à la Région wallonne, je le ferais. Mais en tant que pouvoir public, je suis tenu", expliqué Philippe Tison, bourgmestre d'Anderlues.

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