Les dépanneurs à la place des policiers pour sécuriser les lieux d'un accident: une mauvaise idée ?

Les dépanneurs à la place des policiers pour sécuriser les lieux d'un accident: une mauvaise idée ?
Image d'illustration

Depuis le 1er juin dernier, si vous faites un accident sur autoroute dans le Namurois, ce sont les dépanneurs qui doivent sécuriser la zone à la place de la police. C’est une phase de test pour le moment, mais les dépanneurs expriment déjà leur mécontentement. Ils trouvent cela dangereux et coûteux.

"C’est un peu dommage, ça tourne un peu à rien", estime ce lundi matin Jérôme, qui fait partie des frondeurs, sur Bel RTL.

Comme la majorité des dépanneurs du Namurois, il a décidé de ne pas participer au projet pilote, notamment pour des raisons de sécurité."Les feux orange sur l’autoroute cela n‘interpelle personne. Personne ne freine, personne ne fait attention à des feux orange. Dès qu’il y a un feu bleu, que ce soit la police ou les pompiers, et bien les gens ralentissent et font attention", assure-t-il.

Une prime de 110 euros est prévue pour les balisages mais pour ce petit dépanneur c’est insuffisant pour investir dans l’équipement nécessaire. "En plus de partir avec une dépanneuse, on partirait avec un deuxième véhicule et donc un deuxième homme. Et il faut les payer et pour cela il faut des choses rentables", souligne le dépanneur.

Pourtant il n’en veut pas aux plus grosses sociétés qui ont rejoint le projet et qui trouvent l’expérience positive."Si certains dépanneurs ont le personnel et le matériel pour le faire, qu’ils le fassent. Mais que l’on n’empêche pas les autres de faire leur métier principal, c’est-à-dire de dépanner les véhicules."

Il demande la séparation des activités de balisage et de dépannage.

Le projet pilote doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’année.

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