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Les sans-abris souffrent de la canicule: Emeline et Hélène expliquent comment elles leur viennent en aide à Namur

On parle souvent d'eux lorsque les températures chutent, or les sans-abris souffrent tout autant de la chaleur. A Namur, des maraudes sont régulièrement organisées par des associations pour veiller à leur santé. L'occasion pour nos journalistes Nicolas Lowyck et Denis Caudron de recueillir des témoignages très touchants.

Sous un soleil à 33 degrés, à de nombreux coins de rue, on peut entendre des histoires de vie compliquées.

"C’est plus difficile de vivre en rue par des chaleurs pareilles qu’en hiver", confie par exemple Fred, un sans-abris, au micro de notre journaliste.  

Dans ces moments, en guise de cadeau, il suffit bien souvent d’une bouteille d’eau. "En général en Belgique, il y a de 1 à 3 jours durant lesquelles, il fait chaud. Mais cette fois, c’est assez long en sachant que demain, on va être en alerte orange au niveau fédéral avec jusqu’à 36 degrés", déclare Emeline Legrain, une infirmière.

Emeline et Hélène, une assistante sociale, vont ainsi à la rencontre des plus précarisés, victimes de déshydratation durant l’été.

"Certaines personnes se plaignent d’avoir des douleurs au niveau de la tête ou de rougeurs au niveau de la peau. Tout ceci doit être vérifié", explique Emeline.

Emeline et Hélène travaillent pour des services participants au plan chaleur du relais social urbain namurois. Le but: tisser des liens pour aider ces personnes à se rendre d’elles-mêmes vers les services adaptés.

Leur mission continuera après l’été puisque qu'elle se déroule toute l'année, peu importe le thermomètre. La solidarité, comme la vie dans la rue, est un combat sans répit.

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