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Qui a dégradé les monuments aux morts à Namur? Des Gilets jaunes démentent être impliqués: "Il s'agit d'une usurpation"

 
 

Les Gilets jaunes qui chapeautent la plupart des actions namuroises depuis le début du mouvement démentent être les auteurs des dégradations commises sur des monuments aux morts dans la capitale wallonne, a indiqué mardi en fin de journée leur porte-parole, Marc-Henri Jamain.

"Pour nous, il s'agit d'une usurpation", a-t-il expliqué. "Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, notre seul objectif est la lutte pour une vie meilleure et plus de justice sociale. En aucun cas, nous ne cautionnons les tags qui ont été faits sur les différents monuments rendant hommage à nos héros de guerre en ce jour particulier de l'Armistice." "Comme nous n'avons pas de structure, chacun peut malheureusement se revendiquer Gilet jaune. Mais croyez-nous, les vrais Gilets jaunes ne tolèrent pas ces dégradations", a-t-il ajouté.

"J'ai eu un échange avec monsieur Jamain qui m'a expliqué se désolidariser des actes de vandalisme", a pour sa part réagi le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot. "J'en prends donc acte. C'est probablement regrettable que certains des auteurs se soient revendiqués des Gilets jaunes, d'autant que cette forme de combat ne sert manifestement pas leur cause." "J'ai du respect pour le fond des préoccupations des Gilets jaunes, mais pas pour cette action", a conclu le bourgmestre.

Quatre monuments aux morts ont été vandalisés dans la nuit de lundi à mardi à Namur. "Guerre à la guerre" et "Mort pour les industriels", peut-on lire sur ces différents monuments détériorés ce 11 novembre, jour de l'Armistice. Des tags représentent également le A cerclé des anarchistes ainsi que le symbole "Peace and love".

Dans un communiqué anonyme envoyé au journal L'Avenir, les auteurs qui se revendiquent comme des "Gilets jaunes et des militants révolutionnaires" expliquent avoir aussi "redécoré" d'autres monuments en Belgique. Mais dans ces autres villes, que sont Gembloux, Herbeumont, Bertrix, Waterloo et Bruxelles, seuls des banderoles et des calicots ont été apposés. "Nous serons toujours réfractaires à ces formes de mise au pas au service de cette baliverne qu'est la patrie et qui, au final, ne dessert que les nantis pendant que les pauvres s'entre-tuent au front", ont-ils expliqué pour tenter de justifier leurs actes.

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