En ce moment
 
 

Les "Love Shops", une façon de garder les plaisirs vivants: "Monsieur peut, grâce à son téléphone, faire vibrer madame"

Les

Chaque année, la Saint-Valentin attire des clients chez les fleuristes, les restaurateurs et les bijoutiers... mais aussi dans les "Love Shops". A cette période de l'année, Fabienne, gérante d'une boutique de ce type, accueille jusqu'à dix fois plus de clients. De la lingerie aux objets connectés en passant par les menottes, elle conseille des personnes de tous profils et tous âges.

La fête des amoureux ne fait pas seulement vivre les fleuristes, les restaurateurs et les bijoutiers. Les "Love Shops" en profitent également. Dans ces commerces, des jeunes, des moins jeunes, des habitués et ceux qui le sont un peu moins viennent acheter des objets de tous types.

Fabienne gère une boutique de charme à Bruxelles et Waterloo. La fête des amoureux lui amène dix fois plus de clients. Elle conseille des personnes de tous les âges, avec des demandes différentes : à chaque génération, ses plaisirs. Les jeunes, par exemple, apprécient particulièrement les objets connectés. "Ce petit œuf fonctionne avec une télécommande dans un périmètre de dix mètres," raconte-t-elle. "C’est très amusant. Pendant un barbecue, un dîner, une soirée, le couple est complice. Personne ne sait que madame porte un petit œuf et monsieur le fait vibrer."

Et pour ceux qui sont un peu plus loin, pas de problème. Il existe aussi en version wifi : "Monsieur peut être en Chine, madame aux Etats-Unis et monsieur, grâce à son téléphone, va faire vibrer madame."

Dans un love shop, on trouve presque tout ce qui est disponible dans un sex shop, mais l’ambiance y est tamisée, coquine mais pas vulgaire. Fabienne met à l’aise ses clients en leur demandant s’ils sont déjà venus dans la boutique. Si c’est leur première visite, elle leur explique le concept, les produits proposés, etc. Le fait qu’elle soit une femme rassure également les clientes.

Des clients de tous les profils et de tous les âges

Elle accueille des personnes de tous les profils, mais aussi de tous les âges. "Il y avait un couple d’une soixantaine d’années qui venait régulièrement à la boutique. Ils venaient acheter de la lingerie. Et je voyais que dans la cabine, il était admiratif de madame, les yeux plein d’amour, de tendresse … Je me suis dit que c’était un nouveau couple, pour être aussi amoureux", se souvient-elle. "Un jour le monsieur est venu seul. Il m’a dit que sa femme et lui fêtaient leurs 35 ans de mariage. Je n’ai rien dit bien sûr, mais je ne me suis pas sentie très fière."

Et pourtant, elle s’occupe régulièrement de couples qui sont mariés depuis 15, 25, parfois 30 ans : "Et ils savent s’amuser. Donc ils fréquentent encore souvent ce genre de boutiques et ils ont une vie sexuelle épanouie."

A cette période de l’année, la lingerie, déjà très populaire, se vend encore mieux. Mais Fabienne mentionne aussi la nuisette, la guêpière et le porte-jarretelle. "On a des messieurs de 19 ou 20 ans qui viennent en acheter," précise-t-elle. "C’est un fantasme masculin récurrent.

Les intemporels comme le plumeau, la cravate ou les masques se vendent très bien aussi. Mais Fabienne porte sa préférence sur la bougie de massage : "Je trouve que c’est un des plus beaux cadeaux, parce qu’il faut donner de sa personne." explique-t-elle, "quand on a un peu de sous dans son portefeuille, acheter un cadeau n’est pas difficile. Là, on offre la bougie, mais on offre aussi un massage."

Vos commentaires