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Une nouvelle équipe de cyclistes 100% féminine s'entraîne d'arrache-pied pour le prochain championnat de Belgique

 
 

Bingoal-Wallonie Bruxelles: une nouvelle équipe de cyclistes 100% belge, francophone et féminine. Son ambition? Remporter des courses mais aussi promouvoir le cyclisme féminin!

Elles ont entre 18 et 47 ans. Toutes ont le goût de l'effort et se battent chaque jour pour faire reconnaître leur sport au plus haut niveau. Aujourd'hui, l'entraînement de l'équipe Bingoal se déroule sur un vélodrome. Certaines, comme Delphine, le découvre pour la première fois. "J'ai intégré l'équipe depuis le début de l'année. C'est vraiment chouette, il y a une bonne dynamique de groupe même s'il y a des filles qui viennent de vraiment loin", explique-t-elle. 

Créée en 2020, l'équipe s'est présenté en championnat continental, l'équivalent de la deuxième division internationale. Depuis, la structure ne cesse de se développer: de 5 filles l'an dernier à une trentaine aujourd'hui. 

"On a énormément d'entraînement, des coachs, des directeurs sportifs, des masseurs, des diététiciens. Donc on a vraiment la vraie structure professionnelle, ça a pris une très grande ampleur", explique Julie, l'une des membres de l'équipe. De l'ampleur grâce au travail acharné de Ludivine Henrion, ancienne double-championne de Belgique reconvertie et véritable passionnée. Elle encadre ces jeunes wallonnes et bruxelloises bien décidées à se faire une place au niveau professionnel. 

"On en est pas encore à ce niveau-là, on a fait le grand prix Samyn qui est plutôt une semi-classique. Mais dans un court voire moyen terme, c'est notre but de monter et pouvoir un jour faire la flèche wallonne", explique Ludivine Henrion, directrice sportive de l'équipe Bingoal-Wallonie Bruxelles.

La fédération Wallonie-Bruxelles compte 633 licenciés dont une soixantaine sur route. La Flandre, en dénombre dix fois plus. Un gouffre qu'a découvert Alana Castrique, notre seule représentante wallonne chez les pros. "Premièrement, au niveau de l'équipe nationale, il n'y a presque aucun(e) wallon(e) au niveau des gérants. Le problème c'est qu'il n'y a pas de structures pour attirer les jeunes et leur donner envie de rouler à vélo", pointe-t-elle. 

Impossible aussi pour ces athlètes de vivre de leur sport comme le font les coureurs masculins. "Je ne pense pas qu'il faille vraiment comparer les filles avec les garçons. Ça se rapproche de plus en plus mais le cyclisme féminin est quand même quelque chose à part. Il faut prendre les spécificités de chacun et en tirer le positif des deux côtés", directrice

Garder le positif en s'entraînant chaque semaine car les courses se font rares. Ces filles espèrent briller en contre la montre ou sur route au prochain championnat de Belgique, les 16 et 20 juin prochains. 




 

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