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"Je n'ai jamais vu de contrôle du port du masque dans le bus", s'étonne Anastasia. La STIB lui répond

(c) Belga
 
 

Depuis le début de la crise du coronavirus, le port du masque est obligatoire dans tous les transports en commun. Y compris donc à Bruxelles dans les bus de la STIB. Mais tout le monde ne respecte pas ces règles. Et pour certains usagers, le contexte devient anxiogène aux heures de pointe quand les bus sont bien remplis.

"J'ai acheté une voiture car prendre le bus était trop anxiogène." Anastasia nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous pour raconter son expérience dans les bus de la STIB, la Société des transports intercommunaux de Bruxelles. La jeune femme prenait la ligne 60 pour se rendre à son travail de vendeuse. Cette ligne part de Uccle Calevoet et va jusque Ambiorix. Le bus passe donc devant des écoles et prend en charge de nombreux étudiants. Anastasia se plaint du non-respect du port du masque par ces jeunes. "Au moins les 3/4 qui pénètrent dans le bus ne portent pas le masque", dit-elle. "Les chauffeurs ne savent rien faire et ça crée souvent des tensions entre ceux qui respectent et ceux qui ne respectent pas le port du masque. Le climat est mauvais."

Selon la jeune vendeuse, c'est impossible de faire comprendre aux contrevenants qu'ils doivent porter le masque. "De mon expérience professionnelle, je sais qu'on risque de se faire agresser verbalement si on dit quelque chose", affirme-t-elle. Ce qui l'interroge le plus, c'est qu'elle n'a jamais vu de contrôle de la part de la STIB, "et pourtant j'ai emprunté tous les jours cette ligne." Anastasia aurait également souhaité une augmentation de la fréquence de passage des bus. "On nous avait pourtant promis des renforts pendant la crise. Je n'ai rien vu de tel."

Y a-t-il des contrôles du port du masque à la STIB?

Dans les bus de la STIB, des messages de préventions indiquant que le port du masque est obligatoire sont toujours affichés. Mais Françoise Ledune, directrice de la communication, indique que des contrôles ont bien lieu. "Les contrôles des titres de transport ont été réorientés vers des contrôles de port du masque", dit-elle. "L'un ne va plus sans l'autre. "Sur l'ensemble du réseau, il y en a une trentaine d'opération par jour." Les agents qui contrôlaient les titres de transports sont donc devenus également des agents "port du masque".

Quel est le pouvoir d'action des agents?

Les agents doivent tout d'abord demander à ce que le passager porte le masque. Ils ont également le pouvoir de mettre une amende si l'usager refuse de le mettre. Une amende pour "refus d'obtempérer" et non pas pour "non-respect du pot du masque". "C'est pour cela que c'est plus simple de verbaliser si l'usager n'a pas de titre de transport", explique Françoise Ledune. "Il faut également préciser que dans ce cas, la STIB ne perçoit pas l'amende. C'est la Région qui doit s'occuper des démarches."

Des opérations avec les polices locales

Les agents sont parfois accompagnés de policiers lors des contrôles. Dans ces cas-là, le port du masque est spécifiquement visé. "La police peut dans ce cas percevoir directement l'amende", explique la porte-parole de la STIB. Sur la ligne 60, 26 missions de contrôle en collaboration avec la police ont par exemple eu lieu entre septembre et novembre.

Comment est-ce que la STIB décide de l'augmentation des fréquences?

La directrice de la communication de la STIB le reconnaît, "il y a des heures de pointe auxquelles les bus sont très chargés". Pour adapter ses réseaux aux besoins, la STIB comptabilise ses voyageurs. "Il s'agit juste de méthode de comptage, c'est complètement anonyme", explique Françoise Ledune.

Les voyageurs sont comptabilisés de différentes manières :

- via les données relatives à la validation du titre de transport.

- via une équipe de statisticiens qui travaille sur le réseau et qui a comme mission de compter les voyageurs.

- via les chauffeurs qui appuient sur une alarme quand ils sont dans l’obligation de refuser des voyageurs. Cela signalera la situation à un endroit précis.

- via le dispatching qui peut également contacter ponctuellement les chauffeurs pour leur demander d’évaluer la charge de leur véhicule.

Depuis le début de la période Covid, "les mesures sont plus précisesexplique la directrice de la communication. "La STIB effectue un relevé des données chaque semaine, ligne par ligne."

À partir de ces données, la STIB peut adapter aux besoins des voyageurs. " La fréquence de 2/3 de nos lignes a été augmenté en septembre", affirme Françoise Ledune. "Mais des contraintes de matériel et de personnel existent évidemment."

Le cas de la ligne 60

Au niveau des contrôles du port du masque sur la ligne 60 évoquée par Anastasia, 836 personnes ont été contrôlées entre septembre et novembre. 121 pv ont été dressés par les agents de la STIB. 26 missions de contrôles en collaboration avec la police ont également eu lieu durant cette période.

La fréquence de passage des bus va quant à elle augmenter au printemps 2022. Plusieurs lignes étaient prioritaires avant la 60.


 




 

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